http://www.msh-m.tv/spip.php?rubrique0 2.1.26 [21262] fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006 - 2017 lamshm@msh-m.org Antoine Bourlier Tue, 25 Apr 2017 20:04:04 +0200 1er janvier 1970 01:00:00 http://www.msh-m.tv/local/cache-vignettes/L96xH75/siteon0-e5814.png http://www.msh-m.tv/ Mines, terres, territoires Antoine Bourlier La question minière se situe à la charnière d'enjeux productifs et économiques, sociopolitiques, culturels et environnementaux, dans un contexte combinant courses aux (voire guerre des) ressources et crise environnementale (qui est aussi économique et sociale). Cette journée thématique vise à présenter des résultats de recherche récents portant sur les articulations entre enjeux miniers, question foncière et forme de territorialisation et de souveraineté. Les thématiques abordées par les présentations porteront en particulier sur les questions de valeurs des lieux (conflits miniers/fonciers, compensation écologique/sociale) et de territorialisation de la question minière, entre logique d'enclave et formes concurrentes et multi-niveau de souveraineté renvoyant à différents univers discursifs et politiques (autochtonie, État nation, normes globales, firmes multinationales, etc.). Les enjeux de compétitions et conflits entre géographie de la mine et de l'environnement incluront la question émergente de l'exploitation minière sous-marine. Programme : 9h00 – 9h30 : Introduction à la journée : Pierre-Yves Le Meur (IRD, UMR GRED) 9h30 – 10h45 : De la « matière » aux « ressources » Trajectoires d’Etats rentiers en Amérique latine Proposition de recherche "Transitions" Geert Van Vliet (CIRAD, UMR ART-DEV) 10h45 – 11h00 : pause café 11h00 – 12h15 : Enjeu minier et construction nationale en Nouvelle-Calédonie Jean-Michel Sourisseau (CIRAD, UMR ART-DEV), Séverine Bouard (Institut Agronomique néo-Calédonien), Séverine Blaise (Université de la Nouvelle- Calédonie), Vincent Géronimi (Université de Versailles Saint-Quentin) 12h15 – 14h00 : pause repas 13h45 – 15h00 : Les villes minières en Afrique de l’Ouest après la fermeture des sites Infrastructure, environnement et participation politique Johannes Knierzinger (IRD, UMR PRODIG) 15h00 – 15h15 : pause café 15h15 – 16h30 : Sous le foncier la mine Terre, territoires et valeur des lieux dans le Pacifique Sud Pierre-Yves Le Meur (IRD, UMR GRED) 16h30 – 17h00 : débat La question minière se situe à la charnière d'enjeux productifs et économiques, sociopolitiques, culturels et environnementaux, dans un contexte combinant courses aux (voire guerre des) ressources et crise environnementale (qui est aussi économique et sociale). Cette journée thématique vise à présenter des résultats de recherche récents portant sur les articulations entre enjeux miniers, question foncière et forme de territorialisation et de souveraineté. Les thématiques abordées par les présentations porteront en particulier sur les questions de valeurs des lieux (conflits miniers/fonciers, compensation écologique/sociale) et de territorialisation de la question minière, entre logique d'enclave et formes concurrentes et multi-niveau de souveraineté renvoyant à différents univers discursifs et politiques (autochtonie, État nation, normes globales, firmes multinationales, etc.). Les enjeux de compétitions et conflits entre géographie de la mine et de l'environnement incluront la question émergente de l'exploitation minière sous-marine. Programme : 9h00 – 9h30 : Introduction à la journée : Pierre-Yves Le Meur (IRD, UMR GRED) 9h30 – 10h45 : De la « matière » aux « ressources » Trajectoires d’Etats rentiers en Amérique latine Proposition de recherche "Transitions" Geert Van Vliet (CIRAD, UMR ART-DEV) 10h45 – 11h00 : pause café 11h00 – 12h15 : Enjeu minier et construction nationale en Nouvelle-Calédonie Jean-Michel Sourisseau (CIRAD, UMR ART-DEV), Séverine Bouard (Institut Agronomique néo-Calédonien), Séverine Blaise (Université de la Nouvelle- Calédonie), Vincent Géronimi (Université de Versailles Saint-Quentin) 12h15 – 14h00 : pause repas 13h45 – 15h00 : Les villes minières en Afrique de l’Ouest après la fermeture des sites Infrastructure, environnement et participation politique Johannes Knierzinger (IRD, UMR PRODIG) 15h00 – 15h15 : pause café 15h15 – 16h30 : Sous le foncier la mine Terre, territoires et valeur des lieux dans le Pacifique Sud Pierre-Yves Le Meur (IRD, UMR GRED) 16h30 – 17h00 : débat http://www.msh-m.tv/spip.php?article668 Thu, 30 Mar 2017 09:00:00 +0200 itunesu Les sociétés civiles dans les Suds - Droits de l’homme, Développement, Environnement Antoine Bourlier Lavigne Delville Mollard Formoso Pérouse de Montclos Serpantié http://www.msh-m.tv/spip.php?article667 Mon, 14 Nov 2016 09:30:00 +0100 itunesu Le territoire de la communauté : entre souveraineté et propriété dans les ejidos mexicains Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article666 Wed, 12 Oct 2016 09:00:00 +0200 itunesu Evolutions récentes du foncier rural au Maroc : politiques, pratiques, conflits Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article665 Tue, 11 Oct 2016 09:00:00 +0200 itunesu La "mondialisation foncière" : une approche par la géographie du droit dans les trois pays d’Asie du sud-est continentale (Viêt-Nam, Laos, Cambodge Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article664 Mon, 10 Oct 2016 09:00:00 +0200 itunesu Nouveaux instruments de la conservation et enjeux fonciers : la compensation et la neutralité en question Antoine Bourlier Le meur Requier-Desjardins Couture Billet Escadafal Karsenty L’objet de la journée est de débattre des impacts effectifs ou potentiels en termes d’appropriation foncière (changements dans les droits de propriété sur les ressources, ou dans les détenteurs des droits de propriété, changements sociaux dans le rapport aux ressources naturelles etc.) d’outils et de concepts destinés à la conservation et à la gestion durable des terres, donc à l’atteinte d’objectifs écologiques de la durabilité. La journée est prévue en deux temps : l’un portant sur la notion de neutralité en matière de dégradation des terres (SDG 15, target 15.3), l’autre sur les mécanismes de compensation écologique. Programme : 9h–9h30 Accueil et introduction : Pierre-Yves Le Meur (IRD-UMR GRED) et Mélanie Requier-Desjardins (CIHEAM-IAMM / UMR MOISA) 9h30–10h15 La Neutralité en matière de dégradation des terres (LDN) : la quête de légitimité scientifique et institutionnelle d’un concept politique Jean-Louis Couture (consultant) Ce cadrage sur la neutralité en matière de dégradation des terres (LDN) vise à expliciter l’origine du concept dans la sphère de l’UNCCD et sa mobilisation dans le champ de la gouvernance internationale de l’environnement et du développement (Conventions de Rio), en examinant les différentes instances et acteurs dans le cadre de cette mobilisation, ainsi que les enjeux socio-fonciers potentiellement présents derrière des logiques d’acteurs. 10h15–10h50 A la recherche de la neutralité en matière de dégradation des terres, retour sur deux documents fondateurs Mélanie Requier-Desjardins (CIHEAM-IAMM UMR MOISA / CSFD) La présentation vise à montrer l’importance des écarts existant actuellement dans les réflexions et la compréhension, notamment celles économiques et leurs conséquences foncières potentielles, concernant le concept du LDN et son opérationnalisation. 10h50–11h25 Approches juridiques de la neutralité en matière de dégradation des terres Philippe Billet (U. Lyon III / CNRS UMR EVS-IDE / CSFD) Les instruments juridiques existants qui pourraient être mobilisés pour une mise en œuvre de la neutralité en matière de dégradation des terres sont identifiés et présentés ; la communication caractérisera les déterminants fonciers de ces outils juridiques. 11h25–11h50 Pause café 11h50-12h30 La télédétection pour la mise en œuvre et le suivi de la neutralité en matière de dégradation des terres, un outil en question Richard Escadafal (IRD- CESBIO / CSFD) Quelles sont les possibilités réelles de l’outil télédétection pour le suivi et la mise en œuvre du LDN afin de répondre aux attentes des politiques publiques qui se mettent en place dans ce contexte ? Il s’agit de préciser quels sont les points spécifiques sur lesquels il est nécessaire de porter l’attention dans la cadre de futurs programmes de suivi-évaluation du LDN. La dimension foncière sera principalement abordée en conclusion. 12h30–14h15 Pause déjeuner 14h15–15h15 La question de la compensation environnementale (offsetting) dans les instruments économiques écologiques Alain Karsenty (Cirad-ES UR 105) Ce cadrage porte sur les instruments basés sur la « compensation environnementale » et leur logique, que ce soit dans le domaine du changement climatique, de la biodiversité ou la dégradation des terres. Seront examinés deux axes de critique : l’un « externe », qui voit dans ces instruments une extension du champ de la marchandisation et en particulier de la financiarisation de la nature, l’autre « interne », qui conteste la promesse d’efficacité associée à la compensation. Une analyse des risques anticipés / relevés (avec leurs manifestations concrètes) mais aussi de l’imaginaire autour des risques d’aliénation foncière sera développée, notamment à travers l’exemple de REDD+. 15h15–15h30 Pause café 15h30–16h30 Politique de la compensation et gouvernance minière en Nouvelle-Calédonie Pierre-Yves Le Meur (IRD-UMR GRED) Si la notion de compensation a une longue histoire dans le champ de l'anthropologie océaniste, elle est entrée plus récemment dans l'arène minière, via une prise en compte tardive des impacts socio-environnementaux de l'industrie extractive. L'analyse des dispositifs de compensation écologique en Nouvelle-Calédonie permettra d'éclairer les déconnexions entre institutions publiques, compagnies minières et populations autochtones dans leur manière de penser, qualifier et mesurer celle-ci. L'hétérogénéité de ces stratégies de compensation - en termes d'acteurs, d'institutions, de procédures, de registres discursifs (droits autochtones, environnement, développement durable, fiscalité locale, souveraineté) et de conception de la nature et de la société - reflète plus largement la tension entre gouvernementalité et politique - entre calcul et négociation - constitutive des processus de production des politiques publiques. L’objet de la journée est de débattre des impacts effectifs ou potentiels en termes d’appropriation foncière (changements dans les droits de propriété sur les ressources, ou dans les détenteurs des droits de propriété, changements sociaux dans le rapport aux ressources naturelles etc.) d’outils et de concepts destinés à la conservation et à la gestion durable des terres, donc à l’atteinte d’objectifs écologiques de la durabilité. La journée est prévue en deux temps : l’un portant sur la notion de neutralité en matière de dégradation des terres (SDG 15, target 15.3), l’autre sur les mécanismes de compensation écologique. Programme : 9h–9h30 Accueil et introduction : Pierre-Yves Le Meur (IRD-UMR GRED) et Mélanie Requier-Desjardins (CIHEAM-IAMM / UMR MOISA) 9h30–10h15 La Neutralité en matière de dégradation des terres (LDN) : la quête de légitimité scientifique et institutionnelle d’un concept politique Jean-Louis Couture (consultant) Ce cadrage sur la neutralité en matière de dégradation des terres (LDN) vise à expliciter l’origine du concept dans la sphère de l’UNCCD et sa mobilisation dans le champ de la gouvernance internationale de l’environnement et du développement (Conventions de Rio), en examinant les différentes instances et acteurs dans le cadre de cette mobilisation, ainsi que les enjeux socio-fonciers potentiellement présents derrière des logiques d’acteurs. 10h15–10h50 A la recherche de la neutralité en matière de dégradation des terres, retour sur deux documents fondateurs Mélanie Requier-Desjardins (CIHEAM-IAMM UMR MOISA / CSFD) La présentation vise à montrer l’importance des écarts existant actuellement dans les réflexions et la compréhension, notamment celles économiques et leurs conséquences foncières potentielles, concernant le concept du LDN et son opérationnalisation. 10h50–11h25 Approches juridiques de la neutralité en matière de dégradation des terres Philippe Billet (U. Lyon III / CNRS UMR EVS-IDE / CSFD) Les instruments juridiques existants qui pourraient être mobilisés pour une mise en œuvre de la neutralité en matière de dégradation des terres sont identifiés et présentés ; la communication caractérisera les déterminants fonciers de ces outils juridiques. 11h25–11h50 Pause café 11h50-12h30 La télédétection pour la mise en œuvre et le suivi de la neutralité en matière de dégradation des terres, un outil en question Richard Escadafal (IRD- CESBIO / CSFD) Quelles sont les possibilités réelles de l’outil télédétection pour le suivi et la mise en œuvre du LDN afin de répondre aux attentes des politiques publiques qui se mettent en place dans ce contexte ? Il s’agit de préciser quels sont les points spécifiques sur lesquels il est nécessaire de porter l’attention dans la cadre de futurs programmes de suivi-évaluation du LDN. La dimension foncière sera principalement abordée en conclusion. 12h30–14h15 Pause déjeuner 14h15–15h15 La question de la compensation environnementale (offsetting) dans les instruments économiques écologiques Alain Karsenty (Cirad-ES UR 105) Ce cadrage porte sur les instruments basés sur la « compensation environnementale » et leur logique, que ce soit dans le domaine du changement climatique, de la biodiversité ou la dégradation des terres. Seront examinés deux axes de critique : l’un « externe », qui voit dans ces instruments une extension du champ de la marchandisation et en particulier de la financiarisation de la nature, l’autre « interne », qui conteste la promesse d’efficacité associée à la compensation. Une analyse des risques anticipés / relevés (avec leurs manifestations concrètes) mais aussi de l’imaginaire autour des risques d’aliénation foncière sera développée, notamment à travers l’exemple de REDD+. 15h15–15h30 Pause café 15h30–16h30 Politique de la compensation et gouvernance minière en Nouvelle-Calédonie Pierre-Yves Le Meur (IRD-UMR GRED) Si la notion de compensation a une longue histoire dans le champ de l'anthropologie océaniste, elle est entrée plus récemment dans l'arène minière, via une prise en compte tardive des impacts socio-environnementaux de l'industrie extractive. L'analyse des dispositifs de compensation écologique en Nouvelle-Calédonie permettra d'éclairer les déconnexions entre institutions publiques, compagnies minières et populations autochtones dans leur manière de penser, qualifier et mesurer celle-ci. L'hétérogénéité de ces stratégies de compensation - en termes d'acteurs, d'institutions, de procédures, de registres discursifs (droits autochtones, environnement, développement durable, fiscalité locale, souveraineté) et de conception de la nature et de la société - reflète plus largement la tension entre gouvernementalité et politique - entre calcul et négociation - constitutive des processus de production des politiques publiques. http://www.msh-m.tv/spip.php?article663 Thu, 08 Sep 2016 09:00:00 +0200 itunesu Cartographier les droits sur la terre : cadastres, territoires et gouvernance - Pôle foncier Antoine Bourlier Lavigne Delville Le meur Clergeot Thinon La question de la formalisation des droits sur la terre est objet de multiples débats, autour de la recomposition des droits fonciers qu’elle induit, et de ses impacts socio-politiques et économiques. Déplaçant le regard vers les instruments, leurs enjeux, leurs effets, cette journée vise à discuter la question de la reconnaissance et de la formalisation des droits sur la terre sous le double angle des outils (cadastres, SIG, etc.) et de leurs effets territoriaux. Programme : 9h - 9h15 : Introduction Philippe Lavigne Delville (IRD-UMR GRED/Pôle foncier) 9h30 - 10h45 : Aux origines du cadastre fiscal français : Transparence et paix sociale Pierre Clergeot (FIEF) 10h45 - 11h00 : pause café 11h15 - 12h30 : Production et gestion de l’information au sein des nouveaux dispositifs locaux de gestion foncière dans des pays d’Afrique subsaharienne : un panorama critique des techniques, instruments et outils utilisés Pascal Thinon (Inra/UMR innovations) 12h30 - 14h00 : pause repas 14h - 15h15 : Trames territoriales, inégalités spatiales et Plans Fonciers Ruraux au Bénin : des « blancs » sur les cartes parcellaires Philippe Lavigne Delville (IRD-UMR GRED) 15h15 - 15h30 : pause café 15h45 - 17h : Entre propriété et souveraineté : la trajectoire de l’idée de « cadastre coutumier » en Océanie Pierre-Yves Le Meur (IRD-UMR GRED) La question de la formalisation des droits sur la terre est objet de multiples débats, autour de la recomposition des droits fonciers qu’elle induit, et de ses impacts socio-politiques et économiques. Déplaçant le regard vers les instruments, leurs enjeux, leurs effets, cette journée vise à discuter la question de la reconnaissance et de la formalisation des droits sur la terre sous le double angle des outils (cadastres, SIG, etc.) et de leurs effets territoriaux. Programme : 9h - 9h15 : Introduction Philippe Lavigne Delville (IRD-UMR GRED/Pôle foncier) 9h30 - 10h45 : Aux origines du cadastre fiscal français : Transparence et paix sociale Pierre Clergeot (FIEF) 10h45 - 11h00 : pause café 11h15 - 12h30 : Production et gestion de l’information au sein des nouveaux dispositifs locaux de gestion foncière dans des pays d’Afrique subsaharienne : un panorama critique des techniques, instruments et outils utilisés Pascal Thinon (Inra/UMR innovations) 12h30 - 14h00 : pause repas 14h - 15h15 : Trames territoriales, inégalités spatiales et Plans Fonciers Ruraux au Bénin : des « blancs » sur les cartes parcellaires Philippe Lavigne Delville (IRD-UMR GRED) 15h15 - 15h30 : pause café 15h45 - 17h : Entre propriété et souveraineté : la trajectoire de l’idée de « cadastre coutumier » en Océanie Pierre-Yves Le Meur (IRD-UMR GRED) http://www.msh-m.tv/spip.php?article661 Wed, 25 May 2016 09:00:00 +0200 pôle foncier, itunesu La question de l’origine en physique quantique Antoine Bourlier Magnin http://www.msh-m.tv/spip.php?article660 Fri, 29 May 2015 11:15:00 +0200 itunesu Les traces fondatrices de la communauté des Ursulines en Nouvelle France au XVIIe mises en valeur sous le regard de visiteurs d’exposition Antoine Bourlier Bakhouche Martin http://www.msh-m.tv/spip.php?article658 Fri, 29 May 2015 10:15:00 +0200 itunesu Fragmentations pentecôtistes à l’île de La Réunion. Discours des origines Antoine Bourlier Aubourg http://www.msh-m.tv/spip.php?article659 Fri, 29 May 2015 09:15:00 +0200 itunesu Enjeux et modalités des transferts de droits fonciers intra-familiaux et inter-générationnels Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article657 Thu, 03 Dec 2015 09:00:00 +0100 itunesu Certification foncière, contraintes et tensions en milieu rural ivoirien Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article656 Thu, 15 Oct 2015 09:00:00 +0200 itunesu Lessons from 20 years of research on land tenure at IIED Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article655 Wed, 14 Oct 2015 09:00:00 +0200 itunesu Relire ou inventer des catégories foncières en contexte colonial : le cas algérien au milieu du XIXe siècle Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article654 Tue, 13 Oct 2015 09:00:00 +0200 itunesu Occupied ! Property, Citizenship and Peasant Movements in rural Java Antoine Bourlier www.pole-foncier.fr www.pole-foncier.fr http://www.msh-m.tv/spip.php?article653 Mon, 12 Oct 2015 09:00:00 +0200 itunesu L’eau et la terre pour l’agriculture équatorienne : perspective historique et évolution contemporaine Antoine Bourlier Récalt http://www.msh-m.tv/spip.php?article651 Tue, 02 Jun 2015 15:30:00 +0200 1:11:34 itunesu Evolution des relations entre irrigation et foncier dans la communauté d’irrigation de l’Acequia de Moncada (Valencia, Espagne) dans l’histoire contemporaine Antoine Bourlier Ortega-Reig http://www.msh-m.tv/spip.php?article650 Tue, 02 Jun 2015 14:00:00 +0200 1:11:27 itunesu Migrations et évolutions récentes du système de gouvernance foncière au Sud Mali : les ressources terre-eau « sous pression » Antoine Bourlier Adamczewski http://www.msh-m.tv/spip.php?article649 Tue, 02 Jun 2015 11:15:00 +0200 1:17:09 itunesu Evolution des droits de propriété sur les ressources terre et eau dans les Territoires du Sud de l’Algérie coloniale Antoine Bourlier Ruf Yakoubi http://www.msh-m.tv/spip.php?article645 Tue, 02 Jun 2015 09:00:00 +0200 1:14:37 itunesu Des femmes rebelles, Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand Antoine Bourlier Thérenty Perrot Michelle Perrot rend hommage à trois figures féminines du XVIIIe et XIXe siècle. Trois femmes de lettres qui ont marqué leur époque en s’engageant contre la violence de l’ordre établi. Trois vies soumises à la brutalité de l’opinion publique et de la sphère privée. Olympe De Gouges (1748-1793), auteur de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », rabaissée, méprisée puis guillotinée à la sortie de la Révolution qu’elle avait tant souhaitée. Flora Tristan (1803-1844), harcelée à mort par son mari, voyageuse infatigable (Pérou, Angleterre…), qui avait pour ambition d’unifier le monde ouvrier. George Sand (1804-1876), « l’égérie de la révolution de 1848 », amie de Balzac, Dumas, Flaubert et pourtant dédaignée, par misogynie et jalousie, par une grande partie de la société. Dans ses portraits enrichis des textes des trois auteurs, Michelle Perrot réhabilite la mémoire et l’héritage de personnalités longtemps oubliées et qui ont tant contribué à la cause des femmes. Michelle Perrot rend hommage à trois figures féminines du XVIIIe et XIXe siècle. Trois femmes de lettres qui ont marqué leur époque en s’engageant contre la violence de l’ordre établi. Trois vies soumises à la brutalité de l’opinion publique et de la sphère privée. Olympe De Gouges (1748-1793), auteur de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », rabaissée, méprisée puis guillotinée à la sortie de la Révolution qu’elle avait tant souhaitée. Flora Tristan (1803-1844), harcelée à mort par son mari, voyageuse infatigable (Pérou, Angleterre…), qui avait pour ambition d’unifier le monde ouvrier. George Sand (1804-1876), « l’égérie de la révolution de 1848 », amie de Balzac, Dumas, Flaubert et pourtant dédaignée, par misogynie et jalousie, par une grande partie de la société. Dans ses portraits enrichis des textes des trois auteurs, Michelle Perrot réhabilite la mémoire et l’héritage de personnalités longtemps oubliées et qui ont tant contribué à la cause des femmes. http://www.msh-m.tv/spip.php?article648 Wed, 27 May 2015 20:30:00 +0200 2:00:45 itunesu Le politique qui vient : les nouveaux horizons de la démocratie Antoine Bourlier Penalva Ogien Le monde vit un épisode d’effervescence politique dont la fin ne semble pas encore proche. Rassemblements et occupations de places, contestations des pouvoirs, mobilisations transnationales, insurrections civiles, activisme informatique, désobéissance civile, création de nouveaux partis : tous ces mouvements expriment certes le mécontentement, le sentiment d’injustice, la colère et le désespoir, mais aussi la volonté des citoyens ordinaires de s’organiser pour exercer directement leur contrôle sur ce que font ceux qui les dirigent. Ce réveil de la protestation vient rappeler un fait que les professionnels de la politique ont tendance à oublier : jamais les gouvernés n’abandonnent l’idée d’exiger le droit de s’occuper de la manière dont les questions qui relèvent du bien commun sont prises en charge. C’est l’expression de cette exigence qu’on découvre dans les mouvements qui se développent aujourd’hui au nom de la démocratie et dont on peut penser qu’ils préfigurent les formes que prendra le politique de demain. Le monde vit un épisode d’effervescence politique dont la fin ne semble pas encore proche. Rassemblements et occupations de places, contestations des pouvoirs, mobilisations transnationales, insurrections civiles, activisme informatique, désobéissance civile, création de nouveaux partis : tous ces mouvements expriment certes le mécontentement, le sentiment d’injustice, la colère et le désespoir, mais aussi la volonté des citoyens ordinaires de s’organiser pour exercer directement leur contrôle sur ce que font ceux qui les dirigent. Ce réveil de la protestation vient rappeler un fait que les professionnels de la politique ont tendance à oublier : jamais les gouvernés n’abandonnent l’idée d’exiger le droit de s’occuper de la manière dont les questions qui relèvent du bien commun sont prises en charge. C’est l’expression de cette exigence qu’on découvre dans les mouvements qui se développent aujourd’hui au nom de la démocratie et dont on peut penser qu’ils préfigurent les formes que prendra le politique de demain. http://www.msh-m.tv/spip.php?article644 Wed, 20 May 2015 20:30:00 +0200 1:59:30 itunesu L'Esprit démocratique des lois Antoine Bourlier Schnapper Viala Si la démocratie devenait « extrême », les grands principes qui la fondent - l'autonomie, la liberté et l'égalité de tous les citoyens -, risqueraient de se « corrompre », pour reprendre des concepts de Montesquieu. L'autonomie se transformerait alors en indépendance, la liberté en licence et l'égalité en indistinction généralisée. C'est de la responsabilité des citoyens que de lutter contre ces risques de corruption et de faire vivre les règles de l'Etat de droit et les institutions démocratiques. Les citoyens libres, légitimement critiques des institutions et de leurs gouvernants, doivent respecter les institutions de la démocratie pour que celle-ci reste fidèle à ses propres principes et à ses propres valeurs. Si la démocratie devenait « extrême », les grands principes qui la fondent - l'autonomie, la liberté et l'égalité de tous les citoyens -, risqueraient de se « corrompre », pour reprendre des concepts de Montesquieu. L'autonomie se transformerait alors en indépendance, la liberté en licence et l'égalité en indistinction généralisée. C'est de la responsabilité des citoyens que de lutter contre ces risques de corruption et de faire vivre les règles de l'Etat de droit et les institutions démocratiques. Les citoyens libres, légitimement critiques des institutions et de leurs gouvernants, doivent respecter les institutions de la démocratie pour que celle-ci reste fidèle à ses propres principes et à ses propres valeurs. http://www.msh-m.tv/spip.php?article643 Wed, 13 May 2015 20:30:00 +0200 1:43:47 itunesu L'art contemporain : une révolution artistique ? Antoine Bourlier Heinich Talon-Hugon L'épistémologue Thomas Kuhn utilisa le terme de « paradigme » pour désigner une structuration générale des conceptions admises à un moment donné du temps à propos d'un domaine de l'activité humaine : en l'occurrence, l'activité scientifique, où le progrès procède selon lui par « changements de paradigmes », qui sont autant de « révolutions ». Cette analyse est transposable à l'histoire de l'art, en y incluant non seulement la création des oeuvres mais aussi leur perception et leur réception, tant par les spécialistes que par le grand public. Ainsi prennent sens les grandes controverses artistiques, et notamment celle de l'art contemporain, en tant qu'il rompt, sur tous les plans, avec le paradigme de l'art classique et, surtout, avec celui de l'art moderne. L'épistémologue Thomas Kuhn utilisa le terme de « paradigme » pour désigner une structuration générale des conceptions admises à un moment donné du temps à propos d'un domaine de l'activité humaine : en l'occurrence, l'activité scientifique, où le progrès procède selon lui par « changements de paradigmes », qui sont autant de « révolutions ». Cette analyse est transposable à l'histoire de l'art, en y incluant non seulement la création des oeuvres mais aussi leur perception et leur réception, tant par les spécialistes que par le grand public. Ainsi prennent sens les grandes controverses artistiques, et notamment celle de l'art contemporain, en tant qu'il rompt, sur tous les plans, avec le paradigme de l'art classique et, surtout, avec celui de l'art moderne. http://www.msh-m.tv/spip.php?article639 Wed, 06 May 2015 20:30:00 +0200 1:35:55 itunesu Les (r)évolutions de la planète Web Antoine Bourlier Roche Gandon Nous lisons régulièrement que le Web révolutionne notre monde et provoque des évolutions dans toutes les dimensions de notre société. Mais le Web lui-même, ses usages et la compréhension que nous en avons n’ont pas cessé d’évoluer depuis la proposition à l’origine de sa création en 1989. C’est un espace en perpétuelle recréation qui nous demande sans cesse de nouvelles explorations et reconsidérations. Ce sont certains de ces changements passés, actuels, et à venir du Web que nous allons regarder ensemble en insistant sur la complexité de cet artefact qui en fait un objet de recherches pluridisciplinaires. Le site de Fabien Gandon. L'équipe de recherche Wimmics. Le diaporama de la conférence. Nous lisons régulièrement que le Web révolutionne notre monde et provoque des évolutions dans toutes les dimensions de notre société. Mais le Web lui-même, ses usages et la compréhension que nous en avons n’ont pas cessé d’évoluer depuis la proposition à l’origine de sa création en 1989. C’est un espace en perpétuelle recréation qui nous demande sans cesse de nouvelles explorations et reconsidérations. Ce sont certains de ces changements passés, actuels, et à venir du Web que nous allons regarder ensemble en insistant sur la complexité de cet artefact qui en fait un objet de recherches pluridisciplinaires. Le site de Fabien Gandon. L'équipe de recherche Wimmics. Le diaporama de la conférence. http://www.msh-m.tv/spip.php?article632 Wed, 29 Apr 2015 20:30:00 +0200 1:50:05 itunesu L'allocation universelle, bricolage ou révolution au cœur de l'État-Providence ? Antoine Bourlier Van Parijs Clément L’idée d’une allocation universelle, d’un revenu de base inconditionnel, n’est pas neuve. Elle apparaît pour la première fois au lendemain de la révolution française, fait l’objet d’un premier débat public au lendemain de la première guerre mondiale, d’un second à la fin des golden sixties. James Tobin, James Meade, Herbert Simon et d’autres prix Nobel la défendent. Un réseau est créé en Europe en 1986 pour la promouvoir et a aujourd’hui essaimé dans les cinq continents. En 2016, elle fera l’objet d’un référendum national en Suisse. Son insertion au cœur de nos dispositifs de distribution des revenus ne serait-elle qu’un ajustement à la marge ? Ou constitue-t-elle une révolution indispensable pour permettre à nos États-Providence d’affronter au mieux les défis inédits de ce siècle ? L’idée d’une allocation universelle, d’un revenu de base inconditionnel, n’est pas neuve. Elle apparaît pour la première fois au lendemain de la révolution française, fait l’objet d’un premier débat public au lendemain de la première guerre mondiale, d’un second à la fin des golden sixties. James Tobin, James Meade, Herbert Simon et d’autres prix Nobel la défendent. Un réseau est créé en Europe en 1986 pour la promouvoir et a aujourd’hui essaimé dans les cinq continents. En 2016, elle fera l’objet d’un référendum national en Suisse. Son insertion au cœur de nos dispositifs de distribution des revenus ne serait-elle qu’un ajustement à la marge ? Ou constitue-t-elle une révolution indispensable pour permettre à nos États-Providence d’affronter au mieux les défis inédits de ce siècle ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article631 Wed, 08 Apr 2015 20:30:00 +0200 1:42:08 itunesu Les îles et les littoraux à l'heure du changement climatique Antoine Bourlier Duvat Defossez Les îles et les littoraux de notre planète sont touchés par des catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses. Ces territoires sont de surcroît situés en première ligne des impacts du changement climatique, dont la manifestation la mieux établie est l’élévation du niveau de la mer. Dans un tel contexte, il n’y a rien d’étonnant à ce que les médias et certaines études scientifiques annoncent pour un futur proche la submersion de vastes espaces côtiers et la disparition de nations entières (Maldives, Tuvalu et Kiribati). Mais qu’en est-il vraiment ? Jusqu’à quel point les catastrophes qui nous affectent sont-elles « naturelles » ? Leur augmentation est-elle due au changement climatique ? Quelles menaces réelles ce dernier fait-il peser sur nos territoires et nos manières de vivre ? Nous contraindra-t-il à les réinventer ? Les îles et les littoraux de notre planète sont touchés par des catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses. Ces territoires sont de surcroît situés en première ligne des impacts du changement climatique, dont la manifestation la mieux établie est l’élévation du niveau de la mer. Dans un tel contexte, il n’y a rien d’étonnant à ce que les médias et certaines études scientifiques annoncent pour un futur proche la submersion de vastes espaces côtiers et la disparition de nations entières (Maldives, Tuvalu et Kiribati). Mais qu’en est-il vraiment ? Jusqu’à quel point les catastrophes qui nous affectent sont-elles « naturelles » ? Leur augmentation est-elle due au changement climatique ? Quelles menaces réelles ce dernier fait-il peser sur nos territoires et nos manières de vivre ? Nous contraindra-t-il à les réinventer ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article630 Wed, 01 Apr 2015 20:30:00 +0200 1:45:39 itunesu Technocritiques : Du refus des machines à la contestation des technosciences Antoine Bourlier Taissère Jarrige Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être, ont souvent été contestés et passés au crible de la critique. Contre l’immense condescendance de la postérité, il s’agira d’explorer ces discours et luttes foisonnantes et multiformes pour mieux comprendre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences. Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être, ont souvent été contestés et passés au crible de la critique. Contre l’immense condescendance de la postérité, il s’agira d’explorer ces discours et luttes foisonnantes et multiformes pour mieux comprendre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences. http://www.msh-m.tv/spip.php?article629 Wed, 25 Mar 2015 20:30:00 +0100 1:54:19 itunesu L'économie du bonheur : Peut-on être heureux sans croissance Antoine Bourlier Senik Magdalou Nos sociétés modernes ont fait du bonheur une idée neuve, un principe constitutionnel, presque un devoir. Le bonheur de l’individu, figure centrale de la société, est devenu l’objectif suprême des choix politiques. Mais peut-on mesurer quelque chose d’aussi subjectif, impalpable et même indéfinissable que le bonheur ? Depuis une trentaine d’année, certains économistes ont tenté de relever ce défi. Ils ont fait le pari de mesurer le bonheur tel qu’il est ressenti et déclaré par les individus eux-mêmes. Leur enquête concerne plus particulièrement le rôle de la richesse. L’argent fait-il le bonheur ? La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Dans le cas contraire, faut-il opter pour la décroissance, ou du moins mesurer le bien-être au-delà du PIB ? Ou bien, au contraire, le cas de la France illustre-il les effets délétères d’une économie dont la croissance faiblit et décroche par rapport à ses voisins, depuis les années 1970 ? Nos sociétés modernes ont fait du bonheur une idée neuve, un principe constitutionnel, presque un devoir. Le bonheur de l’individu, figure centrale de la société, est devenu l’objectif suprême des choix politiques. Mais peut-on mesurer quelque chose d’aussi subjectif, impalpable et même indéfinissable que le bonheur ? Depuis une trentaine d’année, certains économistes ont tenté de relever ce défi. Ils ont fait le pari de mesurer le bonheur tel qu’il est ressenti et déclaré par les individus eux-mêmes. Leur enquête concerne plus particulièrement le rôle de la richesse. L’argent fait-il le bonheur ? La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Dans le cas contraire, faut-il opter pour la décroissance, ou du moins mesurer le bien-être au-delà du PIB ? Ou bien, au contraire, le cas de la France illustre-il les effets délétères d’une économie dont la croissance faiblit et décroche par rapport à ses voisins, depuis les années 1970 ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article628 Wed, 18 Mar 2015 20:30:00 +0100 1:36:39 itunesu L’ultime atome : de Démocrite au Boson de Higgs et au-delà Antoine Bourlier Klein Wismann Forgé au Ve siècle avant notre ère dans une bourgade de la Mer Noire, aux confins du monde grec, le concept d’atome n’évoque d’abord qu’une idée, celle de l’indivisibilité. Mais au terme d'une suite de réinterprétations sur ce qu'il représente, une tradition s’est établie, qui fait des atomistes anciens les précurseurs des matérialistes modernes. Or la physique moderne, dans un mouvement inverse, n’a eu de cesse de déconstruire le matérialisme corpusculaire en vogue au XIXe siècle, pour rejoindre, par les voies qui lui sont propres, les intuitions radicales de l’atomisme premier. Ainsi, l’atome physique, découvert au début du XXe siècle n’est pas insécable. Il contient des particules quantiques qui, loin d’être des objets corpusculaires, semblent, elles, correspondre à la définition initiale de l’atome. La découverte récente du boson de Higgs va en tout cas dans le sens de cette hypothèse. En conjuguant leurs compétences, le physicien Étienne Klein et le philosophe Heinz Wismann reconstruisent, non sans bousculer nombre de certitudes admises, l’histoire d’une idée fondatrice, qui témoigne du lien intime entre la pensée scientifique et la pensée tout court. Forgé au Ve siècle avant notre ère dans une bourgade de la Mer Noire, aux confins du monde grec, le concept d’atome n’évoque d’abord qu’une idée, celle de l’indivisibilité. Mais au terme d'une suite de réinterprétations sur ce qu'il représente, une tradition s’est établie, qui fait des atomistes anciens les précurseurs des matérialistes modernes. Or la physique moderne, dans un mouvement inverse, n’a eu de cesse de déconstruire le matérialisme corpusculaire en vogue au XIXe siècle, pour rejoindre, par les voies qui lui sont propres, les intuitions radicales de l’atomisme premier. Ainsi, l’atome physique, découvert au début du XXe siècle n’est pas insécable. Il contient des particules quantiques qui, loin d’être des objets corpusculaires, semblent, elles, correspondre à la définition initiale de l’atome. La découverte récente du boson de Higgs va en tout cas dans le sens de cette hypothèse. En conjuguant leurs compétences, le physicien Étienne Klein et le philosophe Heinz Wismann reconstruisent, non sans bousculer nombre de certitudes admises, l’histoire d’une idée fondatrice, qui témoigne du lien intime entre la pensée scientifique et la pensée tout court. http://www.msh-m.tv/spip.php?article627 Wed, 11 Mar 2015 20:30:00 +0100 2:20:27 itunesu Suffit-il d'être patriote pour partir à la guerre ? Retours sur le succès des mobilisations de 1914 Antoine Bourlier Rousseau Charreire en partenariat avec les Archives Municipales L’intervention de Frédéric Rousseau s’inscrit dans une controverse historiographique dont les enjeux dépassent très largement la seule interprétation de la Grande Guerre : elle pose notamment une question qui anime en réalité toutes les sciences sociales dès lors qu’elles cherchent à éclairer les comportements individuels et collectifs : pourquoi les acteurs sociaux font-ils ce qu’ils font ? Et inversement, pourquoi ne font-ils pas ce qu’ils ne font pas ? En fait, et pour ce qui concerne directement l’objet de cette communication, derrière la question du patriotisme et de la ténacité des combattants de la Grande Guerre, c’est la question des motivations des acteurs qui est posée : or que peuvent dire les chercheurs en sciences sociales et les historiens ? Personne ne doute de l’attachement que les hommes et les femmes de cette époque portaient à leur patrie. Mais pour autant, peut-on déduire les croyances et les motivations des individus de l’observation de leurs comportements collectifs ? Peut-on déduire le patriotisme des hommes mobilisés de l’observation du succès (indéniable) des mobilisations ? Au-delà, peut-on déduire le patriotisme des poilus de leur longue patience-obéissance (indéniable elle aussi) à supporter les horreurs de la guerre ? D’autres facteurs que le sentiment patriotique ne jouent-ils pas un rôle plus actif encore ? D’une façon plus générale, il s’agira de questionner « le point de vue de l’historien » et notre façon d’écrire l’histoire ainsi que le rôle de l’historien au sein de nos sociétés. En définitive, pour qui, pourquoi, pour quoi écrit-il ? en partenariat avec les Archives Municipales L’intervention de Frédéric Rousseau s’inscrit dans une controverse historiographique dont les enjeux dépassent très largement la seule interprétation de la Grande Guerre : elle pose notamment une question qui anime en réalité toutes les sciences sociales dès lors qu’elles cherchent à éclairer les comportements individuels et collectifs : pourquoi les acteurs sociaux font-ils ce qu’ils font ? Et inversement, pourquoi ne font-ils pas ce qu’ils ne font pas ? En fait, et pour ce qui concerne directement l’objet de cette communication, derrière la question du patriotisme et de la ténacité des combattants de la Grande Guerre, c’est la question des motivations des acteurs qui est posée : or que peuvent dire les chercheurs en sciences sociales et les historiens ? Personne ne doute de l’attachement que les hommes et les femmes de cette époque portaient à leur patrie. Mais pour autant, peut-on déduire les croyances et les motivations des individus de l’observation de leurs comportements collectifs ? Peut-on déduire le patriotisme des hommes mobilisés de l’observation du succès (indéniable) des mobilisations ? Au-delà, peut-on déduire le patriotisme des poilus de leur longue patience-obéissance (indéniable elle aussi) à supporter les horreurs de la guerre ? D’autres facteurs que le sentiment patriotique ne jouent-ils pas un rôle plus actif encore ? D’une façon plus générale, il s’agira de questionner « le point de vue de l’historien » et notre façon d’écrire l’histoire ainsi que le rôle de l’historien au sein de nos sociétés. En définitive, pour qui, pourquoi, pour quoi écrit-il ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article625 Wed, 04 Mar 2015 20:30:00 +0100 1:49:18 itunesu France : un espace juste ? Une géographie à inventer Antoine Bourlier Lévy Lasseur En partenariat avec le Café géo de Montpellier La France est-elle divisée entre des métropoles productives et des campagnes délaissées ? Le périurbain est-il en train de faire sécession ? Selon quels principes, peut-on définir un nouveau découpage des collectivités territoriales ? Par tous ces angles, la question de la justice spatiale s’invite dans le débat public. Tout invite à une réflexion de fond qui relie les discussions sur la justice à l’invention d’un nouveau modèle de développement. En partenariat avec le Café géo de Montpellier La France est-elle divisée entre des métropoles productives et des campagnes délaissées ? Le périurbain est-il en train de faire sécession ? Selon quels principes, peut-on définir un nouveau découpage des collectivités territoriales ? Par tous ces angles, la question de la justice spatiale s’invite dans le débat public. Tout invite à une réflexion de fond qui relie les discussions sur la justice à l’invention d’un nouveau modèle de développement. http://www.msh-m.tv/spip.php?article620 Wed, 25 Feb 2015 20:30:00 +0100 1:54:58 itunesu Automatismes et désautomatisations : l'avenir du travail Antoine Bourlier Stiegler Bagnolini Avec la numérisation totale qui installe la société automatique et l’automatisation intégrale et généralisée (c’est à dire la destruction de l’emploi dans tous les secteurs de l’économie), il y a désintégration des sociétés industrielles issues de l’Aufklärung par les sociétés hyperindustrielles parce que celle-ci constituent le troisième stade de la prolétarisation. Après la perte des savoir-faire au XIXe siècle, puis des savoir-vivre au XXe siècle, le temps vient au XXIe siècle de la perte des savoirs théoriques comme si la sidération était provoquée par un devenir absolument impensable. La fin de l’emploi, qui est promise par l'automatisation intégrale, nécessite de généraliser le statut des intermittents du spectacle sous la forme d’un revenu contributif soutenant un vaste processus de déprolétarisation de la société. Cela permettra à tout un chacun de profiter des automates en ayant acquis des capacités de les désautomatiser, de produire de la néguentropie contre l’entropie qu’autrement ils généraliseraient - et en fin de compte, de réinventer le travail libéré de l'emploi. Avec la numérisation totale qui installe la société automatique et l’automatisation intégrale et généralisée (c’est à dire la destruction de l’emploi dans tous les secteurs de l’économie), il y a désintégration des sociétés industrielles issues de l’Aufklärung par les sociétés hyperindustrielles parce que celle-ci constituent le troisième stade de la prolétarisation. Après la perte des savoir-faire au XIXe siècle, puis des savoir-vivre au XXe siècle, le temps vient au XXIe siècle de la perte des savoirs théoriques comme si la sidération était provoquée par un devenir absolument impensable. La fin de l’emploi, qui est promise par l'automatisation intégrale, nécessite de généraliser le statut des intermittents du spectacle sous la forme d’un revenu contributif soutenant un vaste processus de déprolétarisation de la société. Cela permettra à tout un chacun de profiter des automates en ayant acquis des capacités de les désautomatiser, de produire de la néguentropie contre l’entropie qu’autrement ils généraliseraient - et en fin de compte, de réinventer le travail libéré de l'emploi. http://www.msh-m.tv/spip.php?article621 Wed, 18 Feb 2015 20:30:00 +0100 2:08:11 itunesu Les médecins et la sexualité au XIXe siècle Antoine Bourlier Miaille Chaperon Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, tout un savoir médical se constitue autour des questions sexuelles. Les médecins élaborent une hygiène conjugale pour les couples, surtout préoccupée par les naissances ; les vénérologues mettent au point une prophylaxie, les anatomistes explorent les organes génitaux, tandis que les aliénistes échafaudent une psychopathologie sexuelle, classant toutes les déviations. Quelles sont les raisons qui poussent ainsi le corps médical à investir l’intime ? Qui sont les spécialistes et les institutions de ce domaine ? Quelle rationalité scientifique se trouve à l’œuvre dans ce savoir ? Telles sont les questions qui guideront notre investigation. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, tout un savoir médical se constitue autour des questions sexuelles. Les médecins élaborent une hygiène conjugale pour les couples, surtout préoccupée par les naissances ; les vénérologues mettent au point une prophylaxie, les anatomistes explorent les organes génitaux, tandis que les aliénistes échafaudent une psychopathologie sexuelle, classant toutes les déviations. Quelles sont les raisons qui poussent ainsi le corps médical à investir l’intime ? Qui sont les spécialistes et les institutions de ce domaine ? Quelle rationalité scientifique se trouve à l’œuvre dans ce savoir ? Telles sont les questions qui guideront notre investigation. http://www.msh-m.tv/spip.php?article619 Wed, 04 Feb 2015 20:30:00 +0100 01:50:51 itunesu Voyager dans le temps : la science moderne et la temporalité Antoine Bourlier Lachièze-Rey Guedj L’idée de voyage temporel est l’une des plus séduisantes que nous propose la littérature, de science-fiction en particulier. Mais l’examen de ses évocations révèle bien vite contradictions, incohérences, paradoxes… Peut-on tenter, à la lumière des acquis de la science contemporaine, de définir ce que seraient des voyages dans le temps et d’évaluer leur possibilité effective ? Marc Lachièze-Rey nous initie à certains des travaux actuels les plus subtils de la physique contemporaine sur la temporalité, et nous amène à la lisière de ses hypothèses les plus novatrices, que proposent les théories des cordes, la gravité quantique, ou d’autres approches. Au-delà de la seule physique, ces débats concernent ses relations avec d’autres disciplines (biologie, théorie de l’information, philosophie…). Sans oublier les développements historiques, littéraires, cinématographiques… que le thème a suscités. C’est finalement la notion même de temps qui se trouve ici profondément remaniée. L’idée de voyage temporel est l’une des plus séduisantes que nous propose la littérature, de science-fiction en particulier. Mais l’examen de ses évocations révèle bien vite contradictions, incohérences, paradoxes… Peut-on tenter, à la lumière des acquis de la science contemporaine, de définir ce que seraient des voyages dans le temps et d’évaluer leur possibilité effective ? Marc Lachièze-Rey nous initie à certains des travaux actuels les plus subtils de la physique contemporaine sur la temporalité, et nous amène à la lisière de ses hypothèses les plus novatrices, que proposent les théories des cordes, la gravité quantique, ou d’autres approches. Au-delà de la seule physique, ces débats concernent ses relations avec d’autres disciplines (biologie, théorie de l’information, philosophie…). Sans oublier les développements historiques, littéraires, cinématographiques… que le thème a suscités. C’est finalement la notion même de temps qui se trouve ici profondément remaniée. http://www.msh-m.tv/spip.php?article618 Wed, 28 Jan 2015 20:30:00 +0100 1:51:51 itunesu La sérendipité ou l’art de la découverte Antoine Bourlier Bagnolini Catellin Le mot « sérendipité » nous vient de l’anglais serendipity, un néologisme créé en 1754 par l’écrivain Horace Walpole en référence à un conte persan. L’histoire raconte comment trois frères se montrent capables de reconstituer par l’imagination l’aspect d’un animal qu’ils n’ont jamais vu. Ce motif fictionnel a circulé dans nombre de contes orientaux et véhicule un savoir ancestral : l’art de découvrir en interprétant des traces qui fonctionnent comme des indices. Voltaire en tire une adaptation magistrale dans Zadig (1748) et présente l’art de l’interprétation des indices comme une méthode d’enquête. Depuis 1945 en anglais, et depuis le tournant du XXIe siècle en français, le mot « sérendipité » permet aux chercheurs de dire l’importance de la liberté, de l’intuition, de l’interprétation, en réaction aux risques de déshumanisation des conceptions et des pratiques scientifiques. Aujourd’hui, ce mot prend la valeur d’un concept, essentiel pour défendre une conception humaniste du savoir. Le mot « sérendipité » nous vient de l’anglais serendipity, un néologisme créé en 1754 par l’écrivain Horace Walpole en référence à un conte persan. L’histoire raconte comment trois frères se montrent capables de reconstituer par l’imagination l’aspect d’un animal qu’ils n’ont jamais vu. Ce motif fictionnel a circulé dans nombre de contes orientaux et véhicule un savoir ancestral : l’art de découvrir en interprétant des traces qui fonctionnent comme des indices. Voltaire en tire une adaptation magistrale dans Zadig (1748) et présente l’art de l’interprétation des indices comme une méthode d’enquête. Depuis 1945 en anglais, et depuis le tournant du XXIe siècle en français, le mot « sérendipité » permet aux chercheurs de dire l’importance de la liberté, de l’intuition, de l’interprétation, en réaction aux risques de déshumanisation des conceptions et des pratiques scientifiques. Aujourd’hui, ce mot prend la valeur d’un concept, essentiel pour défendre une conception humaniste du savoir. http://www.msh-m.tv/spip.php?article617 Wed, 21 Jan 2015 20:30:00 +0100 1:24:44 itunesu Les romanciers du XIXe siècle et la Révolution française Antoine Bourlier Déruelle Roulin Demirdjian Tout au long du XIXe siècle, la Révolution française a suscité de nombreux débats chez les historiens. On sait moins qu’elle a éveillé l’intérêt des romanciers comme Balzac, Dumas, Barbey d’Aurevilly, Hugo ou de nombreux autres auteurs, souvent inconnus, qui se sont tous passionnément emparés de cet objet dès les lendemains de la prise de la Bastille. Passionnément, car ces romanciers, qu’ils soient de tendance républicaine ou conservatrice, ont pensé la vie politique agitée du xixe siècle au miroir de l’événement fondateur. Mêlant les personnages de fiction et les grandes figures historiques, entrecroisant les faits romancés et les événements attestés, ils ont largement contribué à la légende de la Révolution. Le regard du roman est toutefois forcément décalé : il ne prétend pas à l’objectivité de l’histoire, mais vise une autre vérité, celle de l’expérience individuelle, offrant une perspective nouvelle sur des événements qui pendant des décennies ont suscité bien des controverses. Tout au long du XIXe siècle, la Révolution française a suscité de nombreux débats chez les historiens. On sait moins qu’elle a éveillé l’intérêt des romanciers comme Balzac, Dumas, Barbey d’Aurevilly, Hugo ou de nombreux autres auteurs, souvent inconnus, qui se sont tous passionnément emparés de cet objet dès les lendemains de la prise de la Bastille. Passionnément, car ces romanciers, qu’ils soient de tendance républicaine ou conservatrice, ont pensé la vie politique agitée du xixe siècle au miroir de l’événement fondateur. Mêlant les personnages de fiction et les grandes figures historiques, entrecroisant les faits romancés et les événements attestés, ils ont largement contribué à la légende de la Révolution. Le regard du roman est toutefois forcément décalé : il ne prétend pas à l’objectivité de l’histoire, mais vise une autre vérité, celle de l’expérience individuelle, offrant une perspective nouvelle sur des événements qui pendant des décennies ont suscité bien des controverses. http://www.msh-m.tv/spip.php?article614 Thu, 15 Jan 2015 20:30:00 +0100 1:49:07 itunesu La monnaie ciselée par la cité grecque Antoine Bourlier Perrin-Saminadayar Picard En partenariat avec les Mercredis de l’Antiquité La monnaie n’a pas été créée par la cité, mais par le royaume lydien, qui a su utiliser au mieux ses richesses en or pour construire un Empire en Asie Mineure. Mais elle sera très vite adoptée par la cité qui la remodèle selon ses institutions et ses besoins Cette dualité se retrouve dans la double dénomination de la monnaie Nomisma (objet légal) et Chrèma (objet utile). En adoptant la monnaie, la cité doit se reconstruire elle-même et cela implique d’importants changements dans trois domaines : à la différence du royaume, la cité n’avait pas d’institution pour gérer la monnaie : il lui a fallu en créer ; la monnaie a très vite été utilisée pour faire la guerre ; en retour la guerre suscite les inventions monétaires ; comme le note Aristote, le commerce voit la monnaie s’inscrire dans les vieilles relations de philia (amitié). Les images monétaires et les textes illustrent ces pratiques qui révolutionnent la société grecque archaïque. En partenariat avec les Mercredis de l’Antiquité La monnaie n’a pas été créée par la cité, mais par le royaume lydien, qui a su utiliser au mieux ses richesses en or pour construire un Empire en Asie Mineure. Mais elle sera très vite adoptée par la cité qui la remodèle selon ses institutions et ses besoins Cette dualité se retrouve dans la double dénomination de la monnaie Nomisma (objet légal) et Chrèma (objet utile). En adoptant la monnaie, la cité doit se reconstruire elle-même et cela implique d’importants changements dans trois domaines : à la différence du royaume, la cité n’avait pas d’institution pour gérer la monnaie : il lui a fallu en créer ; la monnaie a très vite été utilisée pour faire la guerre ; en retour la guerre suscite les inventions monétaires ; comme le note Aristote, le commerce voit la monnaie s’inscrire dans les vieilles relations de philia (amitié). Les images monétaires et les textes illustrent ces pratiques qui révolutionnent la société grecque archaïque. http://www.msh-m.tv/spip.php?article613 Wed, 07 Jan 2015 20:30:00 +0100 2:01:24 itunesu Hommage Alexandre Grothendieck : "Quelques éléments de la pensée mathématique révolutionnaire d'Alexandre Grothendieck" Antoine Bourlier Hausberger Toen Malgoire Alexandre Grothendieck nous a quittés le 13 Novembre 2014. Personnalité d'exception à la vie atypique, il fût l'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Son œuvre, d'une profondeur et d'une ampleur hors du commun, a littéralement bouleversé le panorama des mathématiques contemporaines. Aujourd'hui, l'ensemble de ses travaux mais aussi sa vision exceptionnelle et singulière sur les objets mathématiques, constituent un héritage présent dans de très nombreux domaines de recherche. Il continuera, sans nul doute, d'inspirer plusieurs générations de chercheurs. C'est à Montpellier, ville qui l'a connu d'abord comme étudiant, qu'il a souhaité revenir comme professeur d'université après vingt années (principalement à l'IHES) d'une extraordinaire fertilité mathématique. C'est donc ici que nous chercherons à appréhender ensemble, à travers une sélection de quelques idées maitresses de son œuvre, le caractère visionnaire et révolutionnaire de sa pensée. Alexandre Grothendieck nous a quittés le 13 Novembre 2014. Personnalité d'exception à la vie atypique, il fût l'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Son œuvre, d'une profondeur et d'une ampleur hors du commun, a littéralement bouleversé le panorama des mathématiques contemporaines. Aujourd'hui, l'ensemble de ses travaux mais aussi sa vision exceptionnelle et singulière sur les objets mathématiques, constituent un héritage présent dans de très nombreux domaines de recherche. Il continuera, sans nul doute, d'inspirer plusieurs générations de chercheurs. C'est à Montpellier, ville qui l'a connu d'abord comme étudiant, qu'il a souhaité revenir comme professeur d'université après vingt années (principalement à l'IHES) d'une extraordinaire fertilité mathématique. C'est donc ici que nous chercherons à appréhender ensemble, à travers une sélection de quelques idées maitresses de son œuvre, le caractère visionnaire et révolutionnaire de sa pensée. http://www.msh-m.tv/spip.php?article612 Wed, 17 Dec 2014 20:30:00 +0100 1:57:29 itunesu Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre Antoine Bourlier Roudinesco Après des décennies de commentaires apologétiques et de dénonciations violentes, nous avons bien du mal aujourd’hui à savoir qui était vraiment Sigmund Freud. Or, depuis la publication des dernières synthèses de référence, de nouvelles archives ont été ouvertes aux chercheurs, et l’essentiel de la correspondance est désormais accessible. L’occasion était d’autant plus belle d’y revenir qu’il restait beaucoup à dire sur l’homme et son œuvre. Le fondateur de la psychanalyse est d’abord un Viennois de la Belle-Époque, sujet de l’empire austro-hongrois, héritier des Lumières allemandes et juives. Penseur de la modernité mais conservateur en politique, il n’aura cessé d’agir en contradiction avec son œuvre, toujours au nom de la raison et des Lumières. Le voici en son temps, dans sa famille, entouré de ses collections, de ses femmes, de ses enfants, de ses chiens, le voici enfin en proie au pessimisme face à la montée des extrêmes, pris d’hésitations à l’heure de l’exil à Londres, où il finira sa vie. Le voici dans notre temps aussi, nourrissant nos interrogations de ses propres doutes, de ses échecs, de ses passions. Après des décennies de commentaires apologétiques et de dénonciations violentes, nous avons bien du mal aujourd’hui à savoir qui était vraiment Sigmund Freud. Or, depuis la publication des dernières synthèses de référence, de nouvelles archives ont été ouvertes aux chercheurs, et l’essentiel de la correspondance est désormais accessible. L’occasion était d’autant plus belle d’y revenir qu’il restait beaucoup à dire sur l’homme et son œuvre. Le fondateur de la psychanalyse est d’abord un Viennois de la Belle-Époque, sujet de l’empire austro-hongrois, héritier des Lumières allemandes et juives. Penseur de la modernité mais conservateur en politique, il n’aura cessé d’agir en contradiction avec son œuvre, toujours au nom de la raison et des Lumières. Le voici en son temps, dans sa famille, entouré de ses collections, de ses femmes, de ses enfants, de ses chiens, le voici enfin en proie au pessimisme face à la montée des extrêmes, pris d’hésitations à l’heure de l’exil à Londres, où il finira sa vie. Le voici dans notre temps aussi, nourrissant nos interrogations de ses propres doutes, de ses échecs, de ses passions. http://www.msh-m.tv/spip.php?article611 Wed, 10 Dec 2014 20:30:00 +0100 49:57 itunesu Histoire de deux statues : les Tyrannicides d’Athènes Antoine Bourlier Perrin-Saminadayar Azoulay Nous vous invitons à mieux connaître deux statues parmi les plus célèbres de l’Antiquité, les Tyrannicides d’Athènes. Représentant les meurtriers du tyran Hipparque en pleine action, ces statues érigées sur l’Agora ont eu un destin exceptionnel : tour à tour vénérées, outragées et imitées, elles ont connu alternativement des moments de gloire et d'épreuves qui, loin d’affaiblir leur rayonnement, en ont fait de véritables icônes de la démocratie athénienne. En reconstituant la vie mouvementée de ces effigies, de leur naissance jusqu’à leur disparition, il s’agira de prendre la mesure de leur caractère tout à fait exceptionnel. Suscitant des réactions passionnées, tantôt positives, tantôt négatives, ces deux statues en bronze méritent d’être considérées comme de véritables acteurs de l’histoire grecque, au même titre que Périclès ou Démosthène. Nous vous invitons à mieux connaître deux statues parmi les plus célèbres de l’Antiquité, les Tyrannicides d’Athènes. Représentant les meurtriers du tyran Hipparque en pleine action, ces statues érigées sur l’Agora ont eu un destin exceptionnel : tour à tour vénérées, outragées et imitées, elles ont connu alternativement des moments de gloire et d'épreuves qui, loin d’affaiblir leur rayonnement, en ont fait de véritables icônes de la démocratie athénienne. En reconstituant la vie mouvementée de ces effigies, de leur naissance jusqu’à leur disparition, il s’agira de prendre la mesure de leur caractère tout à fait exceptionnel. Suscitant des réactions passionnées, tantôt positives, tantôt négatives, ces deux statues en bronze méritent d’être considérées comme de véritables acteurs de l’histoire grecque, au même titre que Périclès ou Démosthène. http://www.msh-m.tv/spip.php?article609 Wed, 03 Dec 2014 20:30:00 +0100 01:30:25 itunesu Féminiser la langue française ou revenir sur sa masculinisation ? Antoine Bourlier Viennot Saminadayar-Perrin La plupart des initiatives visant à infléchir la langue française pour rendre plus visibles ou plus audibles les mots et les tournures qui représentent les femmes prônent sa « féminisation ». Et la plupart des personnes ou des institutions qui s’y refusent dénoncent ces initiatives comme contraires au fonctionnement de la langue et venues d’une confusion entre le domaine de la grammaire et celui de la société. Ce désaccord très idéologique repose sur une méconnaissance de l’histoire du français. L’origine et les usages de cette langue l’avaient en effet conduite à des traitements quasi égalitaires des deux sexes, jusqu’à ce que des intellectuels clairement opposés à l’égalité entreprennent de la masculiniser. Effort laborieux : de préconisations en interdictions, il leur a fallu batailler jusqu’au beau milieu du XIXe siècle pour aboutir au résultat que nous connaissons. Un résultat partiel, toujours mis en échec par le fonctionnement organique du français, toujours objet de polémiques… et qu’il ne tient qu’à nous d’annuler. La plupart des initiatives visant à infléchir la langue française pour rendre plus visibles ou plus audibles les mots et les tournures qui représentent les femmes prônent sa « féminisation ». Et la plupart des personnes ou des institutions qui s’y refusent dénoncent ces initiatives comme contraires au fonctionnement de la langue et venues d’une confusion entre le domaine de la grammaire et celui de la société. Ce désaccord très idéologique repose sur une méconnaissance de l’histoire du français. L’origine et les usages de cette langue l’avaient en effet conduite à des traitements quasi égalitaires des deux sexes, jusqu’à ce que des intellectuels clairement opposés à l’égalité entreprennent de la masculiniser. Effort laborieux : de préconisations en interdictions, il leur a fallu batailler jusqu’au beau milieu du XIXe siècle pour aboutir au résultat que nous connaissons. Un résultat partiel, toujours mis en échec par le fonctionnement organique du français, toujours objet de polémiques… et qu’il ne tient qu’à nous d’annuler. http://www.msh-m.tv/spip.php?article608 Wed, 26 Nov 2014 20:30:00 +0100 01:53:09 itunesu L'aventure de la biodiversité : de l'océan à la cité Antoine Bourlier Bœuf Devictor Les océans recouvrent aujourd’hui 71 % de la surface de la Terre et constituent le plus grand volume offert au vivant sur la planète « bleue ». Ils abritent plus de 235 000 espèces vivantes décrites. La Vie est apparue dans les océans il y a plus de 3 900 millions d’années et il s’y est produit des événements déterminants pour le Vivant, de l’apparition du noyau de la cellule au développement de la sexualité, en passant par la « pluricellularité » et la capture de bactéries qui deviendront, par symbioses, des organites, éléments-clés de la cellule. La sexualité aussi y a trouvé son origine. Les relations entre océan et santé publique sont de divers ordres, tant physiques, chimiques que biologiques ou physiologiques. Certains modèles marins ont été à la base de découvertes essentielles en Sciences du vivant et à l’origine de l’obtention de Prix Nobel de physiologie et de médecine. Les milieux aquatiques fournissent à l’humanité des ressources renouvelables, pêche et aquaculture réunies, tous groupes confondus. Mais ces ressources sont également très menacées. L’océan s’échauffe et s’acidifie, son niveau monte et les zones côtières s‘étouffent ! La biodiversité, si indispensable pour l’avenir de l’humanité, est bien menacée. On détruit notre capital. De quoi sera fait le futur et quelle Terre, quels océans laisserons-nous à nos enfants ? Les océans recouvrent aujourd’hui 71 % de la surface de la Terre et constituent le plus grand volume offert au vivant sur la planète « bleue ». Ils abritent plus de 235 000 espèces vivantes décrites. La Vie est apparue dans les océans il y a plus de 3 900 millions d’années et il s’y est produit des événements déterminants pour le Vivant, de l’apparition du noyau de la cellule au développement de la sexualité, en passant par la « pluricellularité » et la capture de bactéries qui deviendront, par symbioses, des organites, éléments-clés de la cellule. La sexualité aussi y a trouvé son origine. Les relations entre océan et santé publique sont de divers ordres, tant physiques, chimiques que biologiques ou physiologiques. Certains modèles marins ont été à la base de découvertes essentielles en Sciences du vivant et à l’origine de l’obtention de Prix Nobel de physiologie et de médecine. Les milieux aquatiques fournissent à l’humanité des ressources renouvelables, pêche et aquaculture réunies, tous groupes confondus. Mais ces ressources sont également très menacées. L’océan s’échauffe et s’acidifie, son niveau monte et les zones côtières s‘étouffent ! La biodiversité, si indispensable pour l’avenir de l’humanité, est bien menacée. On détruit notre capital. De quoi sera fait le futur et quelle Terre, quels océans laisserons-nous à nos enfants ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article607 Wed, 19 Nov 2014 20:30:00 +0100 01:53:00 itunesu Les deux derniers millions d'années d'évolution humaine. Nouvelles découvertes et innovations méthodologiques Antoine Bourlier Bayle Hautier Où et quand le genre Homo est-il apparu ? A-t-il été le seul acteur des premiers développements culturels ? Homo erectus est-il le premier à avoir quitté le berceau africain ? Les Néandertaliens et les Hommes modernes se sont-ils rencontrés ? Quand et pourquoi les premiers ont-ils disparu ? Quels changements biologiques Homo sapiens a-t-il connu depuis son origine ? Ces changements sont-ils en lien avec des transitions culturelles et/ou des fluctuations environnementales ? Les découvertes archéologiques et paléoanthropologiques ainsi que les innovations méthodologiques s'enchaînent à un rythme toujours plus soutenu. Elles renouvellent profondément notre regard sur l'évolution biologique et culturelle de l'Homme au cours des deux ou trois derniers millions d'années, quand elles ne le transforment pas. Où et quand le genre Homo est-il apparu ? A-t-il été le seul acteur des premiers développements culturels ? Homo erectus est-il le premier à avoir quitté le berceau africain ? Les Néandertaliens et les Hommes modernes se sont-ils rencontrés ? Quand et pourquoi les premiers ont-ils disparu ? Quels changements biologiques Homo sapiens a-t-il connu depuis son origine ? Ces changements sont-ils en lien avec des transitions culturelles et/ou des fluctuations environnementales ? Les découvertes archéologiques et paléoanthropologiques ainsi que les innovations méthodologiques s'enchaînent à un rythme toujours plus soutenu. Elles renouvellent profondément notre regard sur l'évolution biologique et culturelle de l'Homme au cours des deux ou trois derniers millions d'années, quand elles ne le transforment pas. http://www.msh-m.tv/spip.php?article606 Wed, 12 Nov 2014 20:30:00 +0100 01:39:18 itunesu Baudelaire dépolitiqué Antoine Bourlier Miaille Compagnon Comme quoi on peut être un révolutionnaire en matière poétique, inventer la modernité esthétique, choquer les bourgeois par ses cheveux verts, être condamné pour offense à la morale publique, et professer les idées réactionnaires de Joseph de Maistre, l’idéologue de la contre-Révolution, sur ou plutôt contre le progrès, la démocratie, la photographie, les femmes. Baudelaire, qui s’écriait en février 1848 dans les rues de Paris : « Il faut aller fusiller le général Aupick ! », son beau-père, fut « dépolitiqué », comme il dit, par le coup d’État de 1851 et les plébiscites successifs. Il se mit à croire au péché originel, à l’infaillibilité du pape, aux vertus mystiques de la peine de mort. D’aucuns soutiennent qu’il resta pourtant un conspirateur révolutionnaire, un agent secret de la destruction de l’ordre. À chacun sa vérité. Comme quoi on peut être un révolutionnaire en matière poétique, inventer la modernité esthétique, choquer les bourgeois par ses cheveux verts, être condamné pour offense à la morale publique, et professer les idées réactionnaires de Joseph de Maistre, l’idéologue de la contre-Révolution, sur ou plutôt contre le progrès, la démocratie, la photographie, les femmes. Baudelaire, qui s’écriait en février 1848 dans les rues de Paris : « Il faut aller fusiller le général Aupick ! », son beau-père, fut « dépolitiqué », comme il dit, par le coup d’État de 1851 et les plébiscites successifs. Il se mit à croire au péché originel, à l’infaillibilité du pape, aux vertus mystiques de la peine de mort. D’aucuns soutiennent qu’il resta pourtant un conspirateur révolutionnaire, un agent secret de la destruction de l’ordre. À chacun sa vérité. http://www.msh-m.tv/spip.php?article605 Wed, 05 Nov 2014 20:30:00 +0100 01:48:58 itunesu Elites urbanisées et accaparement des terres au Cameroun : l’exemple du palmier à huile Antoine Bourlier Levang http://www.msh-m.tv/spip.php?article647 Fri, 13 Mar 2015 15:30:00 +0100 1:18:49 itunesu Huile de palme et appropriations foncières en Colombie : économie agro-industrielle, pratiques criminelles et mobilisations transnationales Antoine Bourlier Grajales http://www.msh-m.tv/spip.php?article646 Fri, 13 Mar 2015 14:00:00 +0100 1:21:57 itunesu Libéralisation des politiques et trajectoires d’accumulation foncière des ouvriers de plantations de plamier en Indonésie Antoine Bourlier Barral http://www.msh-m.tv/spip.php?article641 Fri, 13 Mar 2015 11:00:00 +0100 1:26:29 itunesu Infrastructural violence and the monopoly system in Indonesia’s oil palm plantation zone Antoine Bourlier Murray Li http://www.msh-m.tv/spip.php?article642 Fri, 13 Mar 2015 09:30:00 +0100 1:30:37 itunesu Boom du palmier à huile : Introduction à la journée Antoine Bourlier Levang http://www.msh-m.tv/spip.php?article626 Fri, 13 Mar 2015 09:15:00 +0100 4:04 itunesu L’écriture généalogique au service d’un discours théologique : Jésus dans l’évangile de Matthieu Antoine Bourlier Céline Assumant les mêmes fonctions essentielles des généalogies déjà présentes dans l’Ancien Testament, la généalogie de Jésus proposée dans l’évangile de Matthieu déborde cependant de ce cadre habituelle en exprimant par avance une partie du projet théologique de l’auteur. L’exposé mettra au jour ce discours théologique produit par l’écriture généalogique. Il montrera notamment - au moyen d’une comparaison avec d’autres généalogies empruntées à la littérature de l’Antiquité - comment Matthieu se réapproprie librement une pratique ancienne pour raconter, à la fois, le lien fondamental qui existe entre Jésus et l’histoire qui le précède, et la rupture radicale qui advient en celui qu’il désigne comme Christ. En ce sens, continuité et discontinuité apparaîtront ici au fondement de l’écriture généalogique. Assumant les mêmes fonctions essentielles des généalogies déjà présentes dans l’Ancien Testament, la généalogie de Jésus proposée dans l’évangile de Matthieu déborde cependant de ce cadre habituelle en exprimant par avance une partie du projet théologique de l’auteur. L’exposé mettra au jour ce discours théologique produit par l’écriture généalogique. Il montrera notamment - au moyen d’une comparaison avec d’autres généalogies empruntées à la littérature de l’Antiquité - comment Matthieu se réapproprie librement une pratique ancienne pour raconter, à la fois, le lien fondamental qui existe entre Jésus et l’histoire qui le précède, et la rupture radicale qui advient en celui qu’il désigne comme Christ. En ce sens, continuité et discontinuité apparaîtront ici au fondement de l’écriture généalogique. http://www.msh-m.tv/spip.php?article640 Fri, 27 Mar 2015 11:15:00 +0100 36:28 itunesu Résistance et résilience de l’image du Créateur à l’heure des cosmogonies rationnelles Antoine Bourlier Roche Résistance et résilience de l’image du Créateur à l’heure des cosmogonies rationnelles : La cosmogonie est un genre littéraire d’une remarquable persistance et d’une étonnante variété. Le mythe biblique des commencements connait, de Descartes à Laplace, des bouleversements conceptuels qui ne semblent pas toujours affecter les illustrations ; si les cosmogonies rationnelles parviennent à se soustraire à l’autorité du mythe biblique, les illustrations peinent à se déprendre de l’autorité artistique du Créateur. S’il ne semble possible de se passer de Créateur, ce dernier est toutefois contraint à la métamorphose, empruntant rôles et visages qui l’éloignent chaque fois un peu plus Créateur biblique traditionnel. À travers la figure du Créateur, véritable invarient artistique, c’est la résilience et la transformation du mythe cosmogonique biblique à l’heure des premières cosmogonies rationnelles que nous étudierons. Résistance et résilience de l’image du Créateur à l’heure des cosmogonies rationnelles : La cosmogonie est un genre littéraire d’une remarquable persistance et d’une étonnante variété. Le mythe biblique des commencements connait, de Descartes à Laplace, des bouleversements conceptuels qui ne semblent pas toujours affecter les illustrations ; si les cosmogonies rationnelles parviennent à se soustraire à l’autorité du mythe biblique, les illustrations peinent à se déprendre de l’autorité artistique du Créateur. S’il ne semble possible de se passer de Créateur, ce dernier est toutefois contraint à la métamorphose, empruntant rôles et visages qui l’éloignent chaque fois un peu plus Créateur biblique traditionnel. À travers la figure du Créateur, véritable invarient artistique, c’est la résilience et la transformation du mythe cosmogonique biblique à l’heure des premières cosmogonies rationnelles que nous étudierons. http://www.msh-m.tv/spip.php?article638 Fri, 27 Mar 2015 10:15:00 +0100 32:43 itunesu L’origine de la vie : un phénomène naturel, une question scientifique ? Antoine Bourlier Boiteau Qu’on la prenne dans un sens ontologique ou historique, la question des origines de la vie croise plusieurs problématiques connexes (définition, caractérisation, commencement du “vivant”, recherche de ses occurrences ailleurs que sur Terre), soulevant au passage quelques questions épistémologiques (le phénomène vivant considéré “de l’intérieur du monde”). Considérer cette question comme relevant de l’approche scientifique, et par corollaire, que l’émergence du vivant est un “phénomène naturel” pleinement inscrit dans les lois de la matière, ne s’est pas immédiatement imposé comme allant de soi : comment par exemple résoudre la contradiction apparente entre une “abiogénèse” et l’absence de génération spontanée ? Au-delà des aspects épistémologiques et historiques, nous présenterons un bref panorama des recherches actuelle dans le domaine. Qu’on la prenne dans un sens ontologique ou historique, la question des origines de la vie croise plusieurs problématiques connexes (définition, caractérisation, commencement du “vivant”, recherche de ses occurrences ailleurs que sur Terre), soulevant au passage quelques questions épistémologiques (le phénomène vivant considéré “de l’intérieur du monde”). Considérer cette question comme relevant de l’approche scientifique, et par corollaire, que l’émergence du vivant est un “phénomène naturel” pleinement inscrit dans les lois de la matière, ne s’est pas immédiatement imposé comme allant de soi : comment par exemple résoudre la contradiction apparente entre une “abiogénèse” et l’absence de génération spontanée ? Au-delà des aspects épistémologiques et historiques, nous présenterons un bref panorama des recherches actuelle dans le domaine. http://www.msh-m.tv/spip.php?article637 Fri, 27 Mar 2015 09:15:00 +0100 36:08 itunesu Usages de l’Ecclesia orientalis, fondateurs et projets réformateurs à Subiaco Antoine Bourlier Vidal Rouxpetel Usages de l’Ecclesia orientalis, fondateurs et projets réformateurs à Subiaco dans les derniers siècles du Moyen Âge Usages de l’Ecclesia orientalis, fondateurs et projets réformateurs à Subiaco dans les derniers siècles du Moyen Âge http://www.msh-m.tv/spip.php?article636 Fri, 27 Feb 2015 11:15:00 +0100 41:15 itunesu Les récits fondateurs dans le champ religieux en Afrique sub-saharienne Antoine Bourlier Vidal Cakpo http://www.msh-m.tv/spip.php?article635 Fri, 27 Feb 2015 10:15:00 +0100 39:13 itunesu Les fondements idéologiques et religieux des mythes d’origine Antoine Bourlier Anthonioz Vidal Parcours à travers quelques témoins mythologiques et bibliques. Parcours à travers quelques témoins mythologiques et bibliques. http://www.msh-m.tv/spip.php?article634 Fri, 27 Feb 2015 09:15:00 +0100 34:59 itunesu Retour au « paradigme de remplacement » ? Le Code domanial et foncier au Bénin Antoine Bourlier Lavigne Delville http://www.msh-m.tv/spip.php?article624 Wed, 17 Dec 2014 14:00:00 +0100 1:30:29 itunesu Où sont passés les terres publiques ? L’échec d’une néo-patrimonialisation du foncier sous le leadership de Yoweri Museveni (Ouganda) Antoine Bourlier Gay http://www.msh-m.tv/spip.php?article623 Wed, 17 Dec 2014 10:30:00 +0100 1:28:48 itunesu Le droit, instrument ou finalité des politiques foncières Antoine Bourlier Rochegude http://www.msh-m.tv/spip.php?article622 Wed, 17 Dec 2014 09:15:00 +0100 1:22:39 itunesu Introduction à la journée Antoine Bourlier Lavigne Delville http://www.msh-m.tv/spip.php?article610 Wed, 17 Dec 2014 09:00:00 +0100 5:27 itunesu La politique foncière agricole : atout ou contrainte 
pour la compétitivité de l’agriculture française ? Antoine Bourlier Courleux http://www.msh-m.tv/spip.php?article616 Wed, 15 Oct 2014 09:15:00 +0200 1:32:35 itunesu Collectivisation et décollectivisation en Ukraine : rupture ou continuité des formes d’organisation de la production ? Antoine Bourlier Cochet http://www.msh-m.tv/spip.php?article615 Tue, 14 Oct 2014 09:15:00 +0200 1:32:55 itunesu Réexaminer les liens entre droits de propriété, circulation de la terre et croissance économique Antoine Bourlier Béaur http://www.msh-m.tv/spip.php?article604 Mon, 13 Oct 2014 09:15:00 +0200 1:47:15 itunesu Conférence de clôture par Bruno Latour Antoine Bourlier Miaille Latour Afin de clore cette quatrième saison de l’Agora des savoirs, Bruno Latour a accepté de venir présenter le projet sur lequel il travaille depuis trois ans, Gaia Global Circus, projet qui porte sur la mise en scène, dans tous les sens du mot, de la question climatique devenue la grande question politique et artistique de notre temps et qui n’est plus uniquement le domaine des chercheurs en sciences de la Terre. Des questions de cosmopolitiques d’autant plus intéressantes pour les mondes de l’art et de la scène qu’elles rejoignent en effet beaucoup de formes artistiques qui ont été actives à la Renaissance et à l’époque baroque. Un projet qui a d’ailleurs abouti à l’écriture (avec Frédérique Aït-Touati et Chloé Latour) et à la création d’une pièce, Gaïa, tragi-comédie climatique et globale… C’est à la découverte de ce fascinant projet de recherche, aux carrefours de la philosophie, de l’anthropologie et des arts, que vous invite cette ultime conférence de la quatrième saison de l’Agora des savoirs. Afin de clore cette quatrième saison de l’Agora des savoirs, Bruno Latour a accepté de venir présenter le projet sur lequel il travaille depuis trois ans, Gaia Global Circus, projet qui porte sur la mise en scène, dans tous les sens du mot, de la question climatique devenue la grande question politique et artistique de notre temps et qui n’est plus uniquement le domaine des chercheurs en sciences de la Terre. Des questions de cosmopolitiques d’autant plus intéressantes pour les mondes de l’art et de la scène qu’elles rejoignent en effet beaucoup de formes artistiques qui ont été actives à la Renaissance et à l’époque baroque. Un projet qui a d’ailleurs abouti à l’écriture (avec Frédérique Aït-Touati et Chloé Latour) et à la création d’une pièce, Gaïa, tragi-comédie climatique et globale… C’est à la découverte de ce fascinant projet de recherche, aux carrefours de la philosophie, de l’anthropologie et des arts, que vous invite cette ultime conférence de la quatrième saison de l’Agora des savoirs. http://www.msh-m.tv/spip.php?article536 Wed, 29 May 2013 20:30:00 +0200 01:55:38 itunesu Ce que nous apprend sur l’homme la sélection naturelle Antoine Bourlier Raymond La sélection naturelle est un mécanisme simple, découvert par Charles Darwin, permettant de comprendre le monde vivant et ses adaptations. Mais quel est exactement son fonctionnement et quelles en sont les limites ? Aujourd’hui, la sélection naturelle se voit même copiée dans son principe, et mise à contribution afin de trouver des solutions à des problèmes complexes. Qu’en est-il cependant de l’espèce humaine ? Certains éléments culturels, la médecine par exemple, permettent-ils à l’homme d’échapper aux lois de la sélection naturelle ? Plus généralement, quels sont les rapports entre l’évolution culturelle et la sélection naturelle ? Les chercheurs en évolution humaine, eux, se demandent si l’homme, animal culturel par excellence, subit lui aussi les effets de la sélection. La politique, la morale, voire la religion, auraientelles des racines biologiques ? La frontière trop commodément tracée entre nature et culture s’estompe ainsi un peu plus… La sélection naturelle est un mécanisme simple, découvert par Charles Darwin, permettant de comprendre le monde vivant et ses adaptations. Mais quel est exactement son fonctionnement et quelles en sont les limites ? Aujourd’hui, la sélection naturelle se voit même copiée dans son principe, et mise à contribution afin de trouver des solutions à des problèmes complexes. Qu’en est-il cependant de l’espèce humaine ? Certains éléments culturels, la médecine par exemple, permettent-ils à l’homme d’échapper aux lois de la sélection naturelle ? Plus généralement, quels sont les rapports entre l’évolution culturelle et la sélection naturelle ? Les chercheurs en évolution humaine, eux, se demandent si l’homme, animal culturel par excellence, subit lui aussi les effets de la sélection. La politique, la morale, voire la religion, auraientelles des racines biologiques ? La frontière trop commodément tracée entre nature et culture s’estompe ainsi un peu plus… http://www.msh-m.tv/spip.php?article603 Wed, 15 May 2013 20:30:00 +0200 01:05:17 itunesu L’usage de l’anthropologie biologique dans la connaissance des pratiques funéraires Antoine Bourlier Roure Duday En partenariat avec le 37e colloque international de l’AFEAF Au cours des dernières décennies, l’archéologie funéraire a été complètement rénovée : les considérations relatives à l’ostéologie humaine et à la dégradation organique ont replacé le cadavre au centre d’un discours qui au préalable, traitait avant tout de l’architecture des tombes et des mobiliers d’accompagnement. Les méthodes se sont ainsi rapprochées de celles de la Médecine légale. L’Ecole française, qui a joué un rôle primordial dans ce bouleversement, s’est notamment développée à partir de la fouille de sites languedociens ; elle a par ailleurs largement bénéficié de l’essor de l’archéologie préventive. Un accent particulier sera mis sur les acquis récents concernant les sépultures à crémation. En partenariat avec le 37e colloque international de l’AFEAF Au cours des dernières décennies, l’archéologie funéraire a été complètement rénovée : les considérations relatives à l’ostéologie humaine et à la dégradation organique ont replacé le cadavre au centre d’un discours qui au préalable, traitait avant tout de l’architecture des tombes et des mobiliers d’accompagnement. Les méthodes se sont ainsi rapprochées de celles de la Médecine légale. L’Ecole française, qui a joué un rôle primordial dans ce bouleversement, s’est notamment développée à partir de la fouille de sites languedociens ; elle a par ailleurs largement bénéficié de l’essor de l’archéologie préventive. Un accent particulier sera mis sur les acquis récents concernant les sépultures à crémation. http://www.msh-m.tv/spip.php?article602 Wed, 08 May 2013 20:30:00 +0200 1:07:32 itunesu Les parfums dans la Méditerranée antique. Les fouilles archéologiques de parfumeries à Délos, Pompéi et Paestum Antoine Bourlier Brun Mauné En partenariat avec les Mercredis de l’Antiquité Les usages du parfum sont bien plus larges dans l’Antiquité que de nos jours. Ils sont utilisés pour la séduction, le bien-être, mais aussi comme médicaments, la pharmacie et parfumerie n’étant pas distinctes. On les utilisait aussi pour le culte des divinités, notamment pour parer les statues de culte et pour les funérailles, afin de préparer le corps du défunt pour le voyage vers l’au-delà. Les parfums étaient composés de substances aromatiques et d’une matière grasse, le plus souvent une huile végétale. Tout l’art du parfumeur consistait à capter les odeurs de fleurs, de résines et d’aromates et à les fixer sur la base huileuse par le procédé de l’enfleurage à froid ou à chaud. L’histoire des parfums est connue en partie par quelques sources telles que Théophraste à la fin du IVe siècle avant J.-C. et Pline au milieu du Ier siècle après J.-C. Les recherches récentes sur ces thèmes, complétées par des analyses chimiques et des expérimentations, permettent d’interpréter les vestiges des installations comprenant pressoirs, cuves, chaudières et de comprendre la place des parfumeurs dans la société antique. En partenariat avec les Mercredis de l’Antiquité Les usages du parfum sont bien plus larges dans l’Antiquité que de nos jours. Ils sont utilisés pour la séduction, le bien-être, mais aussi comme médicaments, la pharmacie et parfumerie n’étant pas distinctes. On les utilisait aussi pour le culte des divinités, notamment pour parer les statues de culte et pour les funérailles, afin de préparer le corps du défunt pour le voyage vers l’au-delà. Les parfums étaient composés de substances aromatiques et d’une matière grasse, le plus souvent une huile végétale. Tout l’art du parfumeur consistait à capter les odeurs de fleurs, de résines et d’aromates et à les fixer sur la base huileuse par le procédé de l’enfleurage à froid ou à chaud. L’histoire des parfums est connue en partie par quelques sources telles que Théophraste à la fin du IVe siècle avant J.-C. et Pline au milieu du Ier siècle après J.-C. Les recherches récentes sur ces thèmes, complétées par des analyses chimiques et des expérimentations, permettent d’interpréter les vestiges des installations comprenant pressoirs, cuves, chaudières et de comprendre la place des parfumeurs dans la société antique. http://www.msh-m.tv/spip.php?article519 Wed, 24 Apr 2013 12:13:09 +0200 01:38:00 itunesu Approches génétiques dans la recherche sur le cancer : de la mouche à l’homme Antoine Bourlier Baghdiguian Martinez À l’ère post-génomique, les séquences des génomes de nombreux organismes invertébrés et vertébrés sont accessibles à tous. Qu’avons-nous alors encore à apprendre de la génétique ? L’approche génétique reste en réalité un outil de choix dans le but d’étudier les mécanismes qui régissent la régulation de l’expression des génomes. Sa particularité est d’offrir une approche in vivo fonctionnelle intégrée. Un défaut de régulation du génome peut conduire à de nombreuses pathologies, dont le cancer. L’utilisation d’organismes modèles, tels que la mouche, le nématode ou bien le poisson zèbre, permet de réaliser des cribles génétiques dans le but d’identifier la fonction de gènes dits « suppresseurs de tumeurs » ou « oncogènes » dans un contexte physiologique mais également dérégulé. À l’ère post-génomique, les séquences des génomes de nombreux organismes invertébrés et vertébrés sont accessibles à tous. Qu’avons-nous alors encore à apprendre de la génétique ? L’approche génétique reste en réalité un outil de choix dans le but d’étudier les mécanismes qui régissent la régulation de l’expression des génomes. Sa particularité est d’offrir une approche in vivo fonctionnelle intégrée. Un défaut de régulation du génome peut conduire à de nombreuses pathologies, dont le cancer. L’utilisation d’organismes modèles, tels que la mouche, le nématode ou bien le poisson zèbre, permet de réaliser des cribles génétiques dans le but d’identifier la fonction de gènes dits « suppresseurs de tumeurs » ou « oncogènes » dans un contexte physiologique mais également dérégulé. http://www.msh-m.tv/spip.php?article518 Wed, 10 Apr 2013 20:30:00 +0200 01:38:23 itunesu L’Apocalypse Joyeuse : une histoire du risque technologique Antoine Bourlier Penalva Fressoz Un chiasme curieux caractérise notre société libérale et technologique : d’un côté nous transformons radicalement la nature quand de l’autre nous proclamons l’impossibilité de modifier la société. Le libéralisme combine une acceptation supposément réaliste des buts humains et de l’organisation sociale tels qu’ils sont, avec un projet utopique de maîtrise et de transformation du monde. Lorsqu’en 1992, au Sommet de la terre de Rio, George Bush père déclarait : « le mode de vie américain n’est pas négociable », cela impliquait que la nature et sa préservation l’étaient. Comment ce chiasme destructeur s’est-il établi à partir de la fin du XVIIIe ? « Le siècle du progrès » n’a jamais été simplement technophile. L’histoire du risque technologique qu’il présente n’est pas l’histoire d’une prise de conscience, mais l’histoire de la production scientifique et politique d’une certaine inconscience modernisatrice. Un chiasme curieux caractérise notre société libérale et technologique : d’un côté nous transformons radicalement la nature quand de l’autre nous proclamons l’impossibilité de modifier la société. Le libéralisme combine une acceptation supposément réaliste des buts humains et de l’organisation sociale tels qu’ils sont, avec un projet utopique de maîtrise et de transformation du monde. Lorsqu’en 1992, au Sommet de la terre de Rio, George Bush père déclarait : « le mode de vie américain n’est pas négociable », cela impliquait que la nature et sa préservation l’étaient. Comment ce chiasme destructeur s’est-il établi à partir de la fin du XVIIIe ? « Le siècle du progrès » n’a jamais été simplement technophile. L’histoire du risque technologique qu’il présente n’est pas l’histoire d’une prise de conscience, mais l’histoire de la production scientifique et politique d’une certaine inconscience modernisatrice. http://www.msh-m.tv/spip.php?article515 Wed, 03 Apr 2013 20:30:00 +0200 01:46:16 itunesu Gestes esthétiques, gestes de savoir ? Antoine Bourlier Citton Nicolas-Le Strat En quoi nos expériences esthétiques (au cinéma, devant la télévision, dans un théâtre, un musée, à la lecture d'un livre) sont-elles une affaire de gestes ? En quoi ces gestes contribuent-ils à développer nos savoirs, nos sensibilités, nos puissances d'agir ? Toutes ces questions trouvent réponse à la lumière d'une thèse d'ordre anthropologique : si la modernité industrielle a entraîné l'atrophie des gestes physiques développés par les artisans au cours des siècles antérieurs, les développements médiatiques connus par le XXe et le XXIe siècles appellent de nouveaux gestes mentaux, affectifs et relationnels - et les expériences artistiques ont constitué au cours des trois derniers siècles un laboratoire privilégié pour le développement de tels gestes. En quoi nos expériences esthétiques (au cinéma, devant la télévision, dans un théâtre, un musée, à la lecture d'un livre) sont-elles une affaire de gestes ? En quoi ces gestes contribuent-ils à développer nos savoirs, nos sensibilités, nos puissances d'agir ? Toutes ces questions trouvent réponse à la lumière d'une thèse d'ordre anthropologique : si la modernité industrielle a entraîné l'atrophie des gestes physiques développés par les artisans au cours des siècles antérieurs, les développements médiatiques connus par le XXe et le XXIe siècles appellent de nouveaux gestes mentaux, affectifs et relationnels - et les expériences artistiques ont constitué au cours des trois derniers siècles un laboratoire privilégié pour le développement de tels gestes. http://www.msh-m.tv/spip.php?article511 Wed, 13 Mar 2013 20:30:00 +0100 01:29:54 itunesu Sur le Pont des Arts : arts et sciences pour de brèves rencontres Antoine Bourlier Lévy-Leblond Lasica Si la science veut se (re)faire culture, ce n'est pas en récupérant ou en arraisonnant la création artistique qu'elle y parviendra ; et si les arts veulent être en prise avec un monde dominé par la techno-science, ce ne sera pas en la plagiant ou en s'y inféodant. Le risque est permanent de voir la science et l'art tomber dans la servilité et l'histrionisme mutuel. Ainsi, la perspective d'une réunification œcuménique, des grandes retrouvailles de l'art et de la science, paraît relever d'une nostalgie naïve plus que d'un projet informé, fut-il utopique. La pluralité des œuvres, la divergence des pratiques, sont à louer et à préserver. Les rapports entre arts et sciences relèvent non de la (con)fusion ou d'une "nouvelle alliance", mais de la rencontre, voire de la confrontation. Si la science veut se (re)faire culture, ce n'est pas en récupérant ou en arraisonnant la création artistique qu'elle y parviendra ; et si les arts veulent être en prise avec un monde dominé par la techno-science, ce ne sera pas en la plagiant ou en s'y inféodant. Le risque est permanent de voir la science et l'art tomber dans la servilité et l'histrionisme mutuel. Ainsi, la perspective d'une réunification œcuménique, des grandes retrouvailles de l'art et de la science, paraît relever d'une nostalgie naïve plus que d'un projet informé, fut-il utopique. La pluralité des œuvres, la divergence des pratiques, sont à louer et à préserver. Les rapports entre arts et sciences relèvent non de la (con)fusion ou d'une "nouvelle alliance", mais de la rencontre, voire de la confrontation. http://www.msh-m.tv/spip.php?article510 Wed, 20 Feb 2013 20:30:00 +0100 01:44:43 itunesu Usage et mésusage des découpages du Monde Antoine Bourlier Calandras Grataloup Nord et Sud, océans et continents, Orient et Occident, aires culturelles et civilisations... : la géographie découpe le Monde. Pour classer les lieux, pour mieux mettre en ordre nos savoirs, pour guider nos actions, ces mises en scènes cartographiques sont toujours discutables, souvent fondées sur des logiques oubliées. Elles peinent à saisir les changements géopolitiques et les évolutions économiques et culturelles. Elles nous en apprennent plus sur notre passé que sur notre avenir. Mais peut-on voir le Monde sans grilles de lecture ? Aujourd'hui, sur une Terre mondialisé dont il faut penser l'histoire de façon beaucoup plus multipolaire, la remise en cause de notre vision de la géographie des sociétés ne concerne pas que la cartographie ; ou, plutôt, c'est notre carte mentale du Monde qu'il faut discuter à la fois prospectivement et rétrospectivement. Il ne s'agit donc pas de faire l'analyse critique des planisphères et des noms donnés aux parties du Monde. Ce sont les visions réciproques de Soi et des Autres, des images mentales qui peuvent être artistiques ou religieuses, qui doivent être resituées au cœur d'un large panorama géopolitique, afin que chacun apprenne à se penser citoyen du Monde. Nord et Sud, océans et continents, Orient et Occident, aires culturelles et civilisations... : la géographie découpe le Monde. Pour classer les lieux, pour mieux mettre en ordre nos savoirs, pour guider nos actions, ces mises en scènes cartographiques sont toujours discutables, souvent fondées sur des logiques oubliées. Elles peinent à saisir les changements géopolitiques et les évolutions économiques et culturelles. Elles nous en apprennent plus sur notre passé que sur notre avenir. Mais peut-on voir le Monde sans grilles de lecture ? Aujourd'hui, sur une Terre mondialisé dont il faut penser l'histoire de façon beaucoup plus multipolaire, la remise en cause de notre vision de la géographie des sociétés ne concerne pas que la cartographie ; ou, plutôt, c'est notre carte mentale du Monde qu'il faut discuter à la fois prospectivement et rétrospectivement. Il ne s'agit donc pas de faire l'analyse critique des planisphères et des noms donnés aux parties du Monde. Ce sont les visions réciproques de Soi et des Autres, des images mentales qui peuvent être artistiques ou religieuses, qui doivent être resituées au cœur d'un large panorama géopolitique, afin que chacun apprenne à se penser citoyen du Monde. http://www.msh-m.tv/spip.php?article508 Thu, 07 Feb 2013 19:49:16 +0100 01:40:36 itunesu Origine et avenir des systèmes familiaux Antoine Bourlier Miaille Todd Pourquoi donc étudier la diversité des structures familiales traditionnelles, et ce pendant plus de vingt ans ? Parce que cette diversité même permet d'expliquer les différentes trajectoires qu'a prises, aux quatre coins du monde, la modernité : la famille nucléaire absolue anglaise fut le substrat de l'individualisme et du libéralisme politique ; la famille nucléaire égalitaire du Bassin parisien légitimait l'idée a priori d'une équivalence des hommes et des peuples ; la famille souche fut en Allemagne et au Japon le socle d'idéologies ethnocentriques ; la carte du communisme, enfin, recouvrait celle de la famille communautaire. Aujourd'hui, ces systèmes familiaux mutent, dans les pays les plus avancés comme dans les pays émergents. Mais ces mutations n'échappent pas à des déterminations très anciennes. Entre l'invention de l'écriture et l'âge d'internet, comment la famille a-t-elle évolué ? Pourquoi donc étudier la diversité des structures familiales traditionnelles, et ce pendant plus de vingt ans ? Parce que cette diversité même permet d'expliquer les différentes trajectoires qu'a prises, aux quatre coins du monde, la modernité : la famille nucléaire absolue anglaise fut le substrat de l'individualisme et du libéralisme politique ; la famille nucléaire égalitaire du Bassin parisien légitimait l'idée a priori d'une équivalence des hommes et des peuples ; la famille souche fut en Allemagne et au Japon le socle d'idéologies ethnocentriques ; la carte du communisme, enfin, recouvrait celle de la famille communautaire. Aujourd'hui, ces systèmes familiaux mutent, dans les pays les plus avancés comme dans les pays émergents. Mais ces mutations n'échappent pas à des déterminations très anciennes. Entre l'invention de l'écriture et l'âge d'internet, comment la famille a-t-elle évolué ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article507 Wed, 30 Jan 2013 20:30:00 +0100 02:04:44 itunesu La science politique peut-elle être une science expérimentale ? Antoine Bourlier Miaille Dormagen Les sciences sociales, parmi lesquelles bien sûr la science politique, peuvent se développer sur le même modèle que les sciences expérimentales, par exemple la médecine, lorsqu'elle teste un nouveau traitement ou un nouveau médicament. Il ne s'agit plus alors pour les chercheurs de seulement analyser le réel, mais il leur revient d'intervenir sur la réalité avec la volonté délibérée de la transformer. Cette intervention est motivée par deux objectifs principaux : 1) tester des hypothèses et des modèles théoriques que les effets de cette intervention doivent permettre de valider ou d'invalider, 2) trouver des solutions efficaces pour résoudre des problèmes sociaux, économiques ou politiques et ainsi participer à la mise en œuvre d'un réformisme éclairé. Pour illustrer cette possible dimension expérimentale des sciences sociales, nous présenterons les premiers résultats d'une expérimentation, réalisée à l'occasion de la dernière présidentielle, visant à inscrire sur les listes électorales des non inscrits et des mal-inscrits. Cette intervention conduite sur une population de 80 000 personnes devait permettre de prouver que la phase de l'inscription ou de la réinscription - une spécificité française et américaine - constitue le principal obstacle à la participation électorale, car près de 90 % des citoyens sont disposés à voter dans le cadre d'un scrutin de haute intensité telle que la dernière présidentielle. Cette expérimentation en milieu réel devait ainsi permettre de mieux comprendre les modalités de production des mobilisations électorales et offrir des solutions, testées scientifiquement, pour accroître significativement l'ampleur de ces mobilisations. Les sciences sociales, parmi lesquelles bien sûr la science politique, peuvent se développer sur le même modèle que les sciences expérimentales, par exemple la médecine, lorsqu'elle teste un nouveau traitement ou un nouveau médicament. Il ne s'agit plus alors pour les chercheurs de seulement analyser le réel, mais il leur revient d'intervenir sur la réalité avec la volonté délibérée de la transformer. Cette intervention est motivée par deux objectifs principaux : 1) tester des hypothèses et des modèles théoriques que les effets de cette intervention doivent permettre de valider ou d'invalider, 2) trouver des solutions efficaces pour résoudre des problèmes sociaux, économiques ou politiques et ainsi participer à la mise en œuvre d'un réformisme éclairé. Pour illustrer cette possible dimension expérimentale des sciences sociales, nous présenterons les premiers résultats d'une expérimentation, réalisée à l'occasion de la dernière présidentielle, visant à inscrire sur les listes électorales des non inscrits et des mal-inscrits. Cette intervention conduite sur une population de 80 000 personnes devait permettre de prouver que la phase de l'inscription ou de la réinscription - une spécificité française et américaine - constitue le principal obstacle à la participation électorale, car près de 90 % des citoyens sont disposés à voter dans le cadre d'un scrutin de haute intensité telle que la dernière présidentielle. Cette expérimentation en milieu réel devait ainsi permettre de mieux comprendre les modalités de production des mobilisations électorales et offrir des solutions, testées scientifiquement, pour accroître significativement l'ampleur de ces mobilisations. http://www.msh-m.tv/spip.php?article505 Wed, 16 Jan 2013 20:30:00 +0100 01:53:21 itunesu Le concept d'univers à l'aube du XXIe siècle Antoine Bourlier Puy Jasnewicz Notre vision de l'Univers a fort changé depuis le modèle copernicien décentrant la terre du système du monde. Les concepts d'espace et de temps, introduits il y a un siècle par Albert Einstein, ont ouvert un vaste champ d'investigation sur notre approche globale de l'Univers, allant du paradigme d'expansion, de l'introduction de matière ou d'énergie noire, à la tentative de comprendre l'évolution de l'Univers pris dans son ensemble. Ces recherches théoriques développées en cosmologie trouvent aujourd'hui un écho, produisent un impact et suscitent des usages de plus en plus important au cœur même de notre société et de notre imaginaire, par les questions qu'elles soulèvent, au premier rang desquels celle de notre place et positionnement dans l'univers. Comment le concept d'univers s'est-il historiquement et épistémologiquement construit ? Quelle(s) vision(s) avons-nous aujourd'hui de l'Univers et quelles sont les dérives qui menacent actuellement notre culture scientifique ? Notre vision de l'Univers a fort changé depuis le modèle copernicien décentrant la terre du système du monde. Les concepts d'espace et de temps, introduits il y a un siècle par Albert Einstein, ont ouvert un vaste champ d'investigation sur notre approche globale de l'Univers, allant du paradigme d'expansion, de l'introduction de matière ou d'énergie noire, à la tentative de comprendre l'évolution de l'Univers pris dans son ensemble. Ces recherches théoriques développées en cosmologie trouvent aujourd'hui un écho, produisent un impact et suscitent des usages de plus en plus important au cœur même de notre société et de notre imaginaire, par les questions qu'elles soulèvent, au premier rang desquels celle de notre place et positionnement dans l'univers. Comment le concept d'univers s'est-il historiquement et épistémologiquement construit ? Quelle(s) vision(s) avons-nous aujourd'hui de l'Univers et quelles sont les dérives qui menacent actuellement notre culture scientifique ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article504 Wed, 09 Jan 2013 20:30:00 +0100 01:59:06 itunesu Le boson de Higgs, chronique d'une découverte Antoine Bourlier Hugonie Plez Le 4 Juillet dernier, les chercheurs du CERN ont annoncé la découverte d'une nouvelle particule dont les caractéristiques sont compatibles avec celles du boson de Higgs, clé de voute du Modèle Standard de la physique des particules. Mais qu'est-ce que le Modèle Standard de la physique des particules ? Pour le comprendre, il faut d'abord évoquer les grandes étapes théoriques et expérimentales de la construction de ce modèle au siècle dernier, avant même d'en énumérer le contenu. Quel rôle particulier aura joué le boson de Higgs dans ce modèle ? Rien moins que donner de la masse à toutes les autres particules élémentaires ! Pour attraper le fameux boson, il aura fallu créer une machine extraordinaire : le LHC, (Large Hadrons Collider), le grand accélérateur de hadrons du CERN. Maintenant que la chasse au Higgs touche à sa fin, quelles sont désormais les perspectives pour la physique (et les physiciens) des particules ? Le 4 Juillet dernier, les chercheurs du CERN ont annoncé la découverte d'une nouvelle particule dont les caractéristiques sont compatibles avec celles du boson de Higgs, clé de voute du Modèle Standard de la physique des particules. Mais qu'est-ce que le Modèle Standard de la physique des particules ? Pour le comprendre, il faut d'abord évoquer les grandes étapes théoriques et expérimentales de la construction de ce modèle au siècle dernier, avant même d'en énumérer le contenu. Quel rôle particulier aura joué le boson de Higgs dans ce modèle ? Rien moins que donner de la masse à toutes les autres particules élémentaires ! Pour attraper le fameux boson, il aura fallu créer une machine extraordinaire : le LHC, (Large Hadrons Collider), le grand accélérateur de hadrons du CERN. Maintenant que la chasse au Higgs touche à sa fin, quelles sont désormais les perspectives pour la physique (et les physiciens) des particules ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article502 Wed, 19 Dec 2012 20:30:00 +0100 1:42:00 itunesu À quoi sert la connaissance de la nature ? Quelques réponses antiques et leurs enjeux actuels Antoine Bourlier Mallet Benatouïl Aujourd'hui, les visées ou les retombées techniques de la science sont tellement importantes qu'elles occultent et marginalisent tous les autres usages possibles de la connaissance. Il est nécessaire de remonter à des étapes antérieures de l'histoire des sciences pour redécouvrir ces usages. La "science", du moins sa conception occidentale, est née en Grèce antique. On s'est souvent demandé pourquoi ; alors qu'il vaudrait mieux se demander pour quoi : à quels usages les penseurs grecs - mais aussi latins - qui ont défini et pratiqué les sciences de la nature les destinaient-ils ? Quels sont les divers objectifs assignés à la connaissance de la nature par Platon, Aristote, Épicure et Lucrèce, Sénèque ou Ptolémée ? Ces usages sont-ils devenus obsolètes ou gardent-ils encore aujourd'hui leur pertinence ? Aujourd'hui, les visées ou les retombées techniques de la science sont tellement importantes qu'elles occultent et marginalisent tous les autres usages possibles de la connaissance. Il est nécessaire de remonter à des étapes antérieures de l'histoire des sciences pour redécouvrir ces usages. La "science", du moins sa conception occidentale, est née en Grèce antique. On s'est souvent demandé pourquoi ; alors qu'il vaudrait mieux se demander pour quoi : à quels usages les penseurs grecs - mais aussi latins - qui ont défini et pratiqué les sciences de la nature les destinaient-ils ? Quels sont les divers objectifs assignés à la connaissance de la nature par Platon, Aristote, Épicure et Lucrèce, Sénèque ou Ptolémée ? Ces usages sont-ils devenus obsolètes ou gardent-ils encore aujourd'hui leur pertinence ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article500 Wed, 12 Dec 2012 20:30:00 +0100 01:40:35 Platon, Aristote, Epicure, Grèce antique, itunesu Fabriquer le vivant ? Ce que nous apprennent les sciences de la vie pour penser les défis de notre époque Antoine Bourlier Gouyon Mignot Dans leurs laboratoires, des biologistes espèrent aujourd'hui pouvoir « fabriquer la vie ». Grâce aux formidables avancées des sciences et des techniques, nous disent-ils, « tout est possible ». Et pourtant, dans nos sociétés postmodernes, cette vieille croyance qui fondait l'idéologie du progrès, garant du bonheur à venir, apparaît définitivement obsolète : la fin de cette idéologie a accouché en Occident de la domination sans partage de l'individualisme, qui mine désormais profondément le lien social. Comment expliquer ce paradoxe entre la technoscience triomphante et la profonde crise des fondements de la pensée qui caractérise notre époque ? En s'intéressant sérieusement aux défis philosophiques et scientifiques que soulèvent les récentes explorations des sciences du vivant, de la création de la vie en laboratoire aux recherches fondamentales en génétique. Car loin de se limiter au champ scientifique, le modèle organique permet de porter un autre regard, riche de surprises, sur les phénomènes sociaux. Dans leurs laboratoires, des biologistes espèrent aujourd'hui pouvoir « fabriquer la vie ». Grâce aux formidables avancées des sciences et des techniques, nous disent-ils, « tout est possible ». Et pourtant, dans nos sociétés postmodernes, cette vieille croyance qui fondait l'idéologie du progrès, garant du bonheur à venir, apparaît définitivement obsolète : la fin de cette idéologie a accouché en Occident de la domination sans partage de l'individualisme, qui mine désormais profondément le lien social. Comment expliquer ce paradoxe entre la technoscience triomphante et la profonde crise des fondements de la pensée qui caractérise notre époque ? En s'intéressant sérieusement aux défis philosophiques et scientifiques que soulèvent les récentes explorations des sciences du vivant, de la création de la vie en laboratoire aux recherches fondamentales en génétique. Car loin de se limiter au champ scientifique, le modèle organique permet de porter un autre regard, riche de surprises, sur les phénomènes sociaux. http://www.msh-m.tv/spip.php?article499 Wed, 05 Dec 2012 20:30:00 +0100 01:52:10 nanotechnologie, biodiversité, Dédale, transhumanisme, Progressisme, Monsanto, OGM, itunesu La Géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre Antoine Bourlier Lacoste Joyeux En 1976 paraissait chez François Maspero un livre au titre resté célèbre : La Géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre. 36 ans plus tard, ce titre et la plupart des analyses que contenait ce livre restent étonnement actuels et valables. Il ne s'agit bien sûr pas de stigmatiser certains usages de la Géographie (ou de la géopolitique), mais d'abord de rappeler l'origine historique de ce savoir fondamental et les étapes de son évolution. Il y a 25 siècles, Hérodote mène la première grande enquête géographique et géopolitique dans le cadre des guerres entre les Grecs et l'Empire perse. La géographie n'a ensuite cessé d'être liée à la guerre et aux conquêtes .Très différente, la géographie des professeurs apparaît seulement au XIX° siècle, d'abord en Allemagne, puis en France. Aujourd'hui, la présence massive des questions géopolitiques dans la vie de nos sociétés, leur omniprésence médiatique, invitent chaque citoyen à se poser à nouveau la question des usages et des pratiques de la Géographie. En 1976 paraissait chez François Maspero un livre au titre resté célèbre : La Géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre. 36 ans plus tard, ce titre et la plupart des analyses que contenait ce livre restent étonnement actuels et valables. Il ne s'agit bien sûr pas de stigmatiser certains usages de la Géographie (ou de la géopolitique), mais d'abord de rappeler l'origine historique de ce savoir fondamental et les étapes de son évolution. Il y a 25 siècles, Hérodote mène la première grande enquête géographique et géopolitique dans le cadre des guerres entre les Grecs et l'Empire perse. La géographie n'a ensuite cessé d'être liée à la guerre et aux conquêtes .Très différente, la géographie des professeurs apparaît seulement au XIX° siècle, d'abord en Allemagne, puis en France. Aujourd'hui, la présence massive des questions géopolitiques dans la vie de nos sociétés, leur omniprésence médiatique, invitent chaque citoyen à se poser à nouveau la question des usages et des pratiques de la Géographie. http://www.msh-m.tv/spip.php?article498 Wed, 21 Nov 2012 20:30:00 +0100 1:50:07 itunesu Le destin de la connaissance à l'époque du néolibéralisme Antoine Bourlier Taissère Laval L'époque tend à la subordination des activités scientifiques et des pratiques éducatives à la logique du capitalisme néolibéral. La connaissance, sous l'effet des politiques publiques et de la concurrence mondiale, change de statut et de fonction. Elle est mise en marché, regardée sous l'angle exclusif de sa valeur économique, soumise à un management bureaucratique oppressif. Ce constat du basculement dans l'hyper-utilitarisme nous conduira à examiner les racines théoriques de cette conception et les facteurs historiques qui en assurent aujourd'hui le succès. Il nous amènera également à examiner les formes et les effets de cette mutation dans le champ de la recherche et dans celui de l'enseignement. Il nous invite à la résistance et, en fin de compte, à l'invention collective d'une connaissance réellement émancipée. L'époque tend à la subordination des activités scientifiques et des pratiques éducatives à la logique du capitalisme néolibéral. La connaissance, sous l'effet des politiques publiques et de la concurrence mondiale, change de statut et de fonction. Elle est mise en marché, regardée sous l'angle exclusif de sa valeur économique, soumise à un management bureaucratique oppressif. Ce constat du basculement dans l'hyper-utilitarisme nous conduira à examiner les racines théoriques de cette conception et les facteurs historiques qui en assurent aujourd'hui le succès. Il nous amènera également à examiner les formes et les effets de cette mutation dans le champ de la recherche et dans celui de l'enseignement. Il nous invite à la résistance et, en fin de compte, à l'invention collective d'une connaissance réellement émancipée. http://www.msh-m.tv/spip.php?article497 Wed, 14 Nov 2012 20:30:00 +0100 1:50:14 itunesu La volonté que la liberté de l'autre soit Antoine Bourlier Galas Ameisen Il n'y a pas de véritable démocratie sans partage de l'accès aux connaissances et de la possibilité de produire des connaissances. Il n'y a pas de connaissances qui ne soient ouvertes sur les autres et tissées avec les autres, et qui ne soient remises en question en permanence. C'est la démarche même des sciences, la condition du caractère ouvert et vivant des savoirs. A l'ombre des territoires révélés en pleine lumière dorment des continents inconnus - les connaissances de demain. Et seule la conscience de notre ignorance nous permet de nous y aventurer. La connaissance est du pouvoir disait Francis Bacon. Pouvoir de comprendre, et pouvoir d'agir sur le monde, sur nous-mêmes et les autres. Et avec le pouvoir vient - devrait venir - la responsabilité. Mais il n'y a pas de véritable responsabilité sans possibilité de choisir. Il n'y a pas de véritable choix sans liberté, et il n'y a pas de véritable liberté sans incertitude. A mesure que nous repoussons toujours plus loin les frontières de nos connaissances, la reconnaissance de la noblesse de cette incertitude est la condition même de l'exercice de notre liberté et de notre responsabilité. A condition de permettre à chacun d'accéder au droit d'exercer librement un choix. Et d'effacer les innombrables frontières entre ceux qui disent ˜nous' et ceux que l'on appelle ˜les autres'. Ces frontières qui retranchent les autres de notre commune humanité. Qui font sans cesse disparaître notre commune humanité. Qu'est ce qui devrait nous tenir éveillés la nuit ? demande Amartya Sen. Les tragédies que nous pouvons empêcher. Les injustices que nous pouvons réparer. Que signifie un développement durable s'il consiste à faire durer tant de tragédies ? Mettre nos connaissances au service d'un développement durable n'aura de sens véritablement humain que lorsqu'il s'agira enfin d'un développement équitable. Dans le monde. Et dans notre pays. On entre en éthique disait Paul Ricëur quand, à l'affirmation par soi de sa liberté, on ajoute l'affirmation de la volonté que la liberté de l'autre soit. Je veux que ta liberté soit. C'était inscrire la liberté de chacun au cœur de la solidarité collective. Ma liberté a besoin de la tienne pour se construire, et ta liberté a besoin de la mienne pour se construire. Elles se construisent ensemble. Dans une confiance réciproque, fondée sur des connaissances partagées, et avec la collectivité comme garant, elles permettent de tenter de faire émerger un monde ouvert sur tous les autres. Mais Toi, moi, ces mots semblaient si simples ! Que voulaient-ils dire vraiment ? demande le poète Farid-ud-Din ˜Attâr. Les sciences explorent d'autant plus efficacement le monde, le vivant et l'humain qu'elles les considèrent comme des objets d'étude, vus de l'extérieur. Les sciences, écrit Martin Buber, disent il ou elle, quand il s'agit de nous. Mais nous nous vivons comme des Je qui disent Tu, attendant que les autres nous disent Tu, pour pouvoir construire un Nous. Et la démarche éthique consiste à nous réapproprier ce que nous apprenons sur le monde et sur nous-mêmes, pour le mettre au service de ce qui dépasse toute connaissance : le respect pour ce qu'il y a d'unique, de singulier, et d'à jamais inconnaissable en chacun de nous - et qui fonde la notion même d'égalité. La démarche scientifique considère les connaissances comme a priori toujours incomplètes. La démarche éthique considère les connaissances comme a priori toujours insuffisantes. Indispensables, mais insuffisantes, quand il s'agit de Toi, de moi, de Nous - quand il s'agit d'inventer, librement, notre avenir commun. Jean-Claude Ameisen est médecin et chercheur en biologie. Membre du Comité consultatif national d'éthique, il est aussi l'auteur de plusieurs essais, parmi lesquels Dans la Lumière et les Ombres. Darwin et le bouleversement du monde (Fayard/Seuil). Il a crée pour France Inter l'émission « Sur les épaules de Darwin » qu'il anime depuis 2010. Il n'y a pas de véritable démocratie sans partage de l'accès aux connaissances et de la possibilité de produire des connaissances. Il n'y a pas de connaissances qui ne soient ouvertes sur les autres et tissées avec les autres, et qui ne soient remises en question en permanence. C'est la démarche même des sciences, la condition du caractère ouvert et vivant des savoirs. A l'ombre des territoires révélés en pleine lumière dorment des continents inconnus - les connaissances de demain. Et seule la conscience de notre ignorance nous permet de nous y aventurer. La connaissance est du pouvoir disait Francis Bacon. Pouvoir de comprendre, et pouvoir d'agir sur le monde, sur nous-mêmes et les autres. Et avec le pouvoir vient - devrait venir - la responsabilité. Mais il n'y a pas de véritable responsabilité sans possibilité de choisir. Il n'y a pas de véritable choix sans liberté, et il n'y a pas de véritable liberté sans incertitude. A mesure que nous repoussons toujours plus loin les frontières de nos connaissances, la reconnaissance de la noblesse de cette incertitude est la condition même de l'exercice de notre liberté et de notre responsabilité. A condition de permettre à chacun d'accéder au droit d'exercer librement un choix. Et d'effacer les innombrables frontières entre ceux qui disent ˜nous' et ceux que l'on appelle ˜les autres'. Ces frontières qui retranchent les autres de notre commune humanité. Qui font sans cesse disparaître notre commune humanité. Qu'est ce qui devrait nous tenir éveillés la nuit ? demande Amartya Sen. Les tragédies que nous pouvons empêcher. Les injustices que nous pouvons réparer. Que signifie un développement durable s'il consiste à faire durer tant de tragédies ? Mettre nos connaissances au service d'un développement durable n'aura de sens véritablement humain que lorsqu'il s'agira enfin d'un développement équitable. Dans le monde. Et dans notre pays. On entre en éthique disait Paul Ricëur quand, à l'affirmation par soi de sa liberté, on ajoute l'affirmation de la volonté que la liberté de l'autre soit. Je veux que ta liberté soit. C'était inscrire la liberté de chacun au cœur de la solidarité collective. Ma liberté a besoin de la tienne pour se construire, et ta liberté a besoin de la mienne pour se construire. Elles se construisent ensemble. Dans une confiance réciproque, fondée sur des connaissances partagées, et avec la collectivité comme garant, elles permettent de tenter de faire émerger un monde ouvert sur tous les autres. Mais Toi, moi, ces mots semblaient si simples ! Que voulaient-ils dire vraiment ? demande le poète Farid-ud-Din ˜Attâr. Les sciences explorent d'autant plus efficacement le monde, le vivant et l'humain qu'elles les considèrent comme des objets d'étude, vus de l'extérieur. Les sciences, écrit Martin Buber, disent il ou elle, quand il s'agit de nous. Mais nous nous vivons comme des Je qui disent Tu, attendant que les autres nous disent Tu, pour pouvoir construire un Nous. Et la démarche éthique consiste à nous réapproprier ce que nous apprenons sur le monde et sur nous-mêmes, pour le mettre au service de ce qui dépasse toute connaissance : le respect pour ce qu'il y a d'unique, de singulier, et d'à jamais inconnaissable en chacun de nous - et qui fonde la notion même d'égalité. La démarche scientifique considère les connaissances comme a priori toujours incomplètes. La démarche éthique considère les connaissances comme a priori toujours insuffisantes. Indispensables, mais insuffisantes, quand il s'agit de Toi, de moi, de Nous - quand il s'agit d'inventer, librement, notre avenir commun. Jean-Claude Ameisen est médecin et chercheur en biologie. Membre du Comité consultatif national d'éthique, il est aussi l'auteur de plusieurs essais, parmi lesquels Dans la Lumière et les Ombres. Darwin et le bouleversement du monde (Fayard/Seuil). Il a crée pour France Inter l'émission « Sur les épaules de Darwin » qu'il anime depuis 2010. http://www.msh-m.tv/spip.php?article496 Tue, 06 Nov 2012 20:30:00 +0100 1:43:00 démocratie, volonté, itunesu Débats Antoine Bourlier http://www.msh-m.tv/spip.php?article601 Tue, 24 Jun 2014 16:30:00 +0200 35:47 itunesu Quel rôle de l’accès à l’eau souterraine dans le développement d’arrangements fonciers informels en Algérie ? Antoine Bourlier Amichi http://www.msh-m.tv/spip.php?article598 Tue, 24 Jun 2014 15:30:00 +0200 54:38 itunesu Dynamiques rurales de la région côtière péruvienne. Accaparements de la terre et de l’eau d’irrigation Antoine Bourlier Marshall http://www.msh-m.tv/spip.php?article597 Tue, 24 Jun 2014 14:15:00 +0200 55:37 itunesu Délégation de service publique de l’eau agricole dans le Souss au Maroc. Un premier bilan sur la distribution de l’accès à la ressource foncière Antoine Bourlier Mahdane http://www.msh-m.tv/spip.php?article596 Tue, 24 Jun 2014 11:45:00 +0200 48:41 itunesu Diversité des arrangements pour l’accès au foncier irrigué dans les communautés rurales du Delta du Sénégal : entre libéralisation et législation foncière en panne Antoine Bourlier Seck http://www.msh-m.tv/spip.php?article595 Tue, 24 Jun 2014 10:45:00 +0200 01:05:17 itunesu Dynamique foncière en aménagement radioconcentrique de l’étang de Montady : trois siècles de confrontation entre propriétaires « des pointes » Antoine Bourlier Ruf http://www.msh-m.tv/spip.php?article594 Tue, 24 Jun 2014 09:30:00 +0200 57:45 itunesu Introduction à la journée Antoine Bourlier Lavigne Delville Jamin http://www.msh-m.tv/spip.php?article593 Tue, 24 Jun 2014 09:15:00 +0200 13:58 itunesu Z comme Zéro Antoine Bourlier Hausberger Proust Histoires de zéros Une des traces les plus anciennes de signe écrit représentant un zéro se trouve au Musée du Louvre, sur une tablette d’argile provenant d’Uruk, en Mésopotamie, et datant du troisième siècle avant notre ère. Des précurseurs d’un tel signe, sous la forme de simples espaces vides, sont attestés dans des textes mathématiques mésopotamiens vieux de plus de 4000 ans. Des signes qui peuvent être considérés comme des formes de « zéro » sont apparus dans plusieurs endroits du monde, à des époques différentes : non seulement en Mésopotamie, mais aussi en Inde, en Chine, ou encore en Amérique centrale dans les codex mayas. Ces signes expriment-ils tous la même idée ? Quels sont leurs points communs et leurs différences ? Pourquoi, les premiers, les mathématiciens de Mésopotamie ont-ils inventé un signe pour désigner un chiffre manquant dans un nombre ? Pourquoi à l’inverse les mathématiciens égyptiens n’ont-ils pas eu besoin de signe de cette sorte ? Dans cette conférence, je montrerai la diversité des contextes qui ont vu apparaître des notations que nous appelons aujourd’hui zéro, ainsi que la diversité des notions auxquelles renvoient ces notations (chiffre en position médiane, chiffre en position finale, nombre). Une place particulière sera accordée aux textes mathématiques les plus anciens qui soient parvenus jusqu’à nous, ceux qui ont été écrits sur des tablettes d’argile par des écoliers et des savants en Mésopotamie. Histoires de zéros Une des traces les plus anciennes de signe écrit représentant un zéro se trouve au Musée du Louvre, sur une tablette d’argile provenant d’Uruk, en Mésopotamie, et datant du troisième siècle avant notre ère. Des précurseurs d’un tel signe, sous la forme de simples espaces vides, sont attestés dans des textes mathématiques mésopotamiens vieux de plus de 4000 ans. Des signes qui peuvent être considérés comme des formes de « zéro » sont apparus dans plusieurs endroits du monde, à des époques différentes : non seulement en Mésopotamie, mais aussi en Inde, en Chine, ou encore en Amérique centrale dans les codex mayas. Ces signes expriment-ils tous la même idée ? Quels sont leurs points communs et leurs différences ? Pourquoi, les premiers, les mathématiciens de Mésopotamie ont-ils inventé un signe pour désigner un chiffre manquant dans un nombre ? Pourquoi à l’inverse les mathématiciens égyptiens n’ont-ils pas eu besoin de signe de cette sorte ? Dans cette conférence, je montrerai la diversité des contextes qui ont vu apparaître des notations que nous appelons aujourd’hui zéro, ainsi que la diversité des notions auxquelles renvoient ces notations (chiffre en position médiane, chiffre en position finale, nombre). Une place particulière sera accordée aux textes mathématiques les plus anciens qui soient parvenus jusqu’à nous, ceux qui ont été écrits sur des tablettes d’argile par des écoliers et des savants en Mésopotamie. http://www.msh-m.tv/spip.php?article600 Wed, 28 May 2014 20:30:00 +0200 01:30:09 itunesu X comme Rayons X Antoine Bourlier Jensen Lorenzo Que nous disent les rayons X sur la matière ? Voici cent ans, deux prix Nobel de physique d'affilée furent attribués pour "l'analyse des structures cristallines à l'aide des rayons X". Belle destinée pour des rayons découverts 20 ans plus tôt par Röngten et qui, faute de savoir comment les appeler, leur colla ce nom boîteux. Ces avancées, qualifiées par Albert Einstein de "plus belle découverte de la physique", apportèrent une preuve décisive, aux yeux des scientifiques, de la vision atomique de la matière, qui est enseignée depuis à tous les écoliers. Sans du tout remettre en cause l'importance des expériences ainsi menées, dans quelle mesure peut-on dire que la matière est "vraiment faite d'atomes" ? Qu'est-ce que cela apporte à notre connaissance du monde quotidien ? A quoi servent les atomes ? Que nous disent les rayons X sur la matière ? Voici cent ans, deux prix Nobel de physique d'affilée furent attribués pour "l'analyse des structures cristallines à l'aide des rayons X". Belle destinée pour des rayons découverts 20 ans plus tôt par Röngten et qui, faute de savoir comment les appeler, leur colla ce nom boîteux. Ces avancées, qualifiées par Albert Einstein de "plus belle découverte de la physique", apportèrent une preuve décisive, aux yeux des scientifiques, de la vision atomique de la matière, qui est enseignée depuis à tous les écoliers. Sans du tout remettre en cause l'importance des expériences ainsi menées, dans quelle mesure peut-on dire que la matière est "vraiment faite d'atomes" ? Qu'est-ce que cela apporte à notre connaissance du monde quotidien ? A quoi servent les atomes ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article599 Wed, 21 May 2014 20:30:00 +0200 01:25:13 itunesu V/W comme Village Antoine Bourlier Le Goff Chandivert La fin du village, miroir du malaise français Le « village » continue d’être présent dans la mémoire et l’imaginaire des Français, mais le divorce entre le mythe et la réalité n’a jamais été aussi flagrant. À l’heure du « changement » et de la « mondialisation », qu’en est-il de la réalité et de l’avenir des villes et des villages ? À partir d’une enquête menée pendant plusieurs années sur un bourg du Luberon, Jean-Pierre Le Goff, dans son livre La Fin du village. Une histoire française, souligne les fractures sociales et culturelles, les nouveaux défis, à rebours des clichés et d’une vision idéalisée de la Provence. Le « village bariolé » qui succède à l’ancienne collectivité villageoise fait coexister des catégories sociales et des mondes séparés à l’intérieur d’un même espace géographique. La « fin du village » miroir du mal-être français ? Entre nostalgie et fuite en avant, entre anciens et nouveaux habitants, quelles perspectives et quel avenir commun ? La fin du village, miroir du malaise français Le « village » continue d’être présent dans la mémoire et l’imaginaire des Français, mais le divorce entre le mythe et la réalité n’a jamais été aussi flagrant. À l’heure du « changement » et de la « mondialisation », qu’en est-il de la réalité et de l’avenir des villes et des villages ? À partir d’une enquête menée pendant plusieurs années sur un bourg du Luberon, Jean-Pierre Le Goff, dans son livre La Fin du village. Une histoire française, souligne les fractures sociales et culturelles, les nouveaux défis, à rebours des clichés et d’une vision idéalisée de la Provence. Le « village bariolé » qui succède à l’ancienne collectivité villageoise fait coexister des catégories sociales et des mondes séparés à l’intérieur d’un même espace géographique. La « fin du village » miroir du mal-être français ? Entre nostalgie et fuite en avant, entre anciens et nouveaux habitants, quelles perspectives et quel avenir commun ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article585 Wed, 14 May 2014 20:30:00 +0200 02:09:24 itunesu U comme Urbanisme Antoine Bourlier Gras Gilli Naissance de l’urbanisme occidental dans la Sicile grecque (en partenariat avec Les Mercredis de l’Antiquité) Les recherches archéologiques de l’Ecole française de Rome sur le site côtier de Mégara Hyblaea en Sicile, à 20 km au Nord de Syracuse, ont depuis 1949 permis de connaître - dans des conditions de conservation exceptionnelles - le plan d’une cité grecque, d’une superficie de 60 hectares à l’intérieur de sa fortification, qui n’a vécu qu’un peu plus de deux siècles (fin du VIIIe- début du Ve siècle avant J.-C). Ce plan montre que l’urbanisme est apparu en Occident dès la fin du VIIIe siècle (donc vers 700 avant notre ère), bien avant Hippodamos de Milet (Ve siècle) qui passait pour l’inventeur de l’urbanisme sur la base d’un texte ambigu d’Aristote. En vérité l’urbanisme, connu dans le Proche et le Moyen-Orient depuis longtemps, a été mis en œuvre à grande échelle, par les Grecs, dans le contexte du phénomène dit de la colonisation grecque, c’est-à-dire au moment de la fondation de villes nouvelles par des émigrés grecs cherchant des terres. Il est donc possible, à partir des témoignages archéologiques, de comprendre comment une cité grecque – une polis – était organisée avec des lots réguliers contenant des pièces d’habitation avec cour et puits, des rues, des espaces publics (dont l’agora), des sanctuaires. Ces découvertes ouvrent des perspectives sur l’organisation de l’espace urbain dans le monde occidental. Naissance de l’urbanisme occidental dans la Sicile grecque (en partenariat avec Les Mercredis de l’Antiquité) Les recherches archéologiques de l’Ecole française de Rome sur le site côtier de Mégara Hyblaea en Sicile, à 20 km au Nord de Syracuse, ont depuis 1949 permis de connaître - dans des conditions de conservation exceptionnelles - le plan d’une cité grecque, d’une superficie de 60 hectares à l’intérieur de sa fortification, qui n’a vécu qu’un peu plus de deux siècles (fin du VIIIe- début du Ve siècle avant J.-C). Ce plan montre que l’urbanisme est apparu en Occident dès la fin du VIIIe siècle (donc vers 700 avant notre ère), bien avant Hippodamos de Milet (Ve siècle) qui passait pour l’inventeur de l’urbanisme sur la base d’un texte ambigu d’Aristote. En vérité l’urbanisme, connu dans le Proche et le Moyen-Orient depuis longtemps, a été mis en œuvre à grande échelle, par les Grecs, dans le contexte du phénomène dit de la colonisation grecque, c’est-à-dire au moment de la fondation de villes nouvelles par des émigrés grecs cherchant des terres. Il est donc possible, à partir des témoignages archéologiques, de comprendre comment une cité grecque – une polis – était organisée avec des lots réguliers contenant des pièces d’habitation avec cour et puits, des rues, des espaces publics (dont l’agora), des sanctuaires. Ces découvertes ouvrent des perspectives sur l’organisation de l’espace urbain dans le monde occidental. http://www.msh-m.tv/spip.php?article583 Wed, 23 Apr 2014 20:30:00 +0200 01:34:13 itunesu T comme Twitter Antoine Bourlier Roche Teisseire Les réseaux sociaux, structures dynamiques formées d’individus et/ou d’organisations, ont toujours joué un rôle majeur dans nos sociétés. Ils se sont développés et diversifiés avec le Web 2.0 qui ouvre la possibilité aux utilisateurs de créer et de partager du contenu par l’intermédiaire de multiples plates-formes (blogs, micro-blogs, wikis, sites de partage, etc.). Dans ce contexte, le volume sans précédent des données textuelles, leur variété ainsi que le réseau d’interaction des utilisateurs représentent de nouvelles opportunités pour la compréhension du comportement sociétal. L’étude des messages échangés tels que les tweets constitue un nouveau défi dans le domaine de l'extraction de connaissances et plus particulièrement de la fouille de textes. Les nouvelles méthodes mises en oeuvre reposent sur la combinaison d'approches statistiques et linguistiques qui permettent de prendre en compte les spécificités lexicales, syntaxiques voire sémantiques de ces nouveaux modes de communication. Les réseaux sociaux, structures dynamiques formées d’individus et/ou d’organisations, ont toujours joué un rôle majeur dans nos sociétés. Ils se sont développés et diversifiés avec le Web 2.0 qui ouvre la possibilité aux utilisateurs de créer et de partager du contenu par l’intermédiaire de multiples plates-formes (blogs, micro-blogs, wikis, sites de partage, etc.). Dans ce contexte, le volume sans précédent des données textuelles, leur variété ainsi que le réseau d’interaction des utilisateurs représentent de nouvelles opportunités pour la compréhension du comportement sociétal. L’étude des messages échangés tels que les tweets constitue un nouveau défi dans le domaine de l'extraction de connaissances et plus particulièrement de la fouille de textes. Les nouvelles méthodes mises en oeuvre reposent sur la combinaison d'approches statistiques et linguistiques qui permettent de prendre en compte les spécificités lexicales, syntaxiques voire sémantiques de ces nouveaux modes de communication. http://www.msh-m.tv/spip.php?article582 Wed, 16 Apr 2014 20:30:00 +0200 01:43:14 itunesu S comme Science-fiction et sciences Antoine Bourlier Lehoucq Brassac Les œuvres de science-fiction regorgent de références aux sciences et aux techniques. Les films de SF fournissent de bons prétextes pour aborder les connaissances scientifiques actuelles en réveillant la curiosité, en développant l’esprit critique et la capacité à analyser un problème et, surtout, en s’amusant avec les sciences. Cette démarche sera largement illustrée par des exemples tirés de la fameuse saga cinématographique Star Wars, du blockbuster Avatar ou des films de super-héros. Quelle est la nature de l’Étoile Mystérieuse ? Qu’est-ce que la force qu’utilisent les chevaliers Jedi ? Où se trouve la planète Pandora ? D’où vient la force de Superman ? De façon assez étonnante, ce questionnement transforme le spectateur en un « chercheur » qui mène l’enquête et dont la démarche intellectuelle se rapproche de celle d’un véritable scientifique… Les œuvres de science-fiction regorgent de références aux sciences et aux techniques. Les films de SF fournissent de bons prétextes pour aborder les connaissances scientifiques actuelles en réveillant la curiosité, en développant l’esprit critique et la capacité à analyser un problème et, surtout, en s’amusant avec les sciences. Cette démarche sera largement illustrée par des exemples tirés de la fameuse saga cinématographique Star Wars, du blockbuster Avatar ou des films de super-héros. Quelle est la nature de l’Étoile Mystérieuse ? Qu’est-ce que la force qu’utilisent les chevaliers Jedi ? Où se trouve la planète Pandora ? D’où vient la force de Superman ? De façon assez étonnante, ce questionnement transforme le spectateur en un « chercheur » qui mène l’enquête et dont la démarche intellectuelle se rapproche de celle d’un véritable scientifique… http://www.msh-m.tv/spip.php?article580 Wed, 09 Apr 2014 20:30:00 +0200 02:01:00 itunesu R comme Rhinocéros d’or Antoine Bourlier Fauvelle-Aymar Challet Le Rhinocéros d’or. En Afrique au Moyen-Âge Les restes engloutis d’une église chrétienne dans le nord du Soudan ; la description d’une ville aux douze mosquées dans un récit arabe consacré aux royaumes du Sahel ; une lettre d’un marchand juif à propos d’une caravane venue du Pays des Noirs. Ou encore la découverte de ballots de coquillages au milieu du Sahara ; l’effigie d’un roi du Mali sur une carte catalane ; les ruines d’une ville de sel ou de corail. Et puis de l’or : un bouclier d’or dans une tombe au Sénégal ; des monnaies d’or trouvées puis perdues dans un monastère chrétien d’Ethiopie ; un rhinocéros d’or pillé puis retrouvé en Afrique du Sud. Autant de fragments, autant de documents qui témoignent de la diversité et de la richesse de l’Afrique au Moyen-Âge. De ces fragments, François-Xavier Fauvelle-Aymar fait un vitrail, qui nous révèle des royaumes de toute taille, des empires de la savane d’Afrique de l’ouest aux principautés côtières du Kenya et de la Tanzanie. Là, entre le VIIIe et le XVe siècle, des rois et des marchands ont accumulé des richesses grâce au grand commerce avec le monde musulman et, plus loin encore, avec l’Inde et la Chine. Là des sociétés qui n’ont que rarement laissé d’écrits ont développé des formes élaborées de pouvoirs et d’architecture, ont laissé des villes et des palais encore enfouis dans la savane ou la mangrove. Guidés par les voyageurs et les géographes anciens, renseignés par les recherches archéologiques récentes, on peut reconstituer l’histoire des siècles d’or de l’Afrique médiévale. Le Rhinocéros d’or. En Afrique au Moyen-Âge Les restes engloutis d’une église chrétienne dans le nord du Soudan ; la description d’une ville aux douze mosquées dans un récit arabe consacré aux royaumes du Sahel ; une lettre d’un marchand juif à propos d’une caravane venue du Pays des Noirs. Ou encore la découverte de ballots de coquillages au milieu du Sahara ; l’effigie d’un roi du Mali sur une carte catalane ; les ruines d’une ville de sel ou de corail. Et puis de l’or : un bouclier d’or dans une tombe au Sénégal ; des monnaies d’or trouvées puis perdues dans un monastère chrétien d’Ethiopie ; un rhinocéros d’or pillé puis retrouvé en Afrique du Sud. Autant de fragments, autant de documents qui témoignent de la diversité et de la richesse de l’Afrique au Moyen-Âge. De ces fragments, François-Xavier Fauvelle-Aymar fait un vitrail, qui nous révèle des royaumes de toute taille, des empires de la savane d’Afrique de l’ouest aux principautés côtières du Kenya et de la Tanzanie. Là, entre le VIIIe et le XVe siècle, des rois et des marchands ont accumulé des richesses grâce au grand commerce avec le monde musulman et, plus loin encore, avec l’Inde et la Chine. Là des sociétés qui n’ont que rarement laissé d’écrits ont développé des formes élaborées de pouvoirs et d’architecture, ont laissé des villes et des palais encore enfouis dans la savane ou la mangrove. Guidés par les voyageurs et les géographes anciens, renseignés par les recherches archéologiques récentes, on peut reconstituer l’histoire des siècles d’or de l’Afrique médiévale. http://www.msh-m.tv/spip.php?article579 Wed, 02 Apr 2014 20:30:00 +0200 01:43:32 itunesu Q comme Quantique Antoine Bourlier Feltin Chenaud De nouveaux outils pour la métrologie : de la physique des quantas aux nanotechnologies La métrologie est une discipline essentielle pour la maîtrise des mesurages et pour vérifier la cohérence des résultats expérimentaux effectués entre laboratoires. La principale mission du Laboratoire National de métrologie et d’Essais est d’assurer la mise en œuvre des unités du Système International d'unités (SI) et l'accès des utilisateurs d’instruments aux références métrologiques dont ils ont besoin, dans le cadre d’une traçabilité rigoureusement établie. L’idée d’un système d’unités universel est né sous la Révolution française au travers de la mise en place du système métrique. Depuis cette époque le système d’unités à évoluer et la métrologie a su tirer partie des découvertes de la physique pour élaborer des étalons toujours plus performants, stables et reproductibles. Depuis une quarantaine d’années, la métrologie est marquée par l’introduction de la physique quantique pour établir de nouvelles références dans le domaine du temps/fréquence et de l’électricité/magnétisme. Ce rapprochement entre physique fondamentale et métrologie a permis de renouer avec le vieux rêve de Stoney et Planck d’imaginer un SI fondé sur un nombre restreint de constantes fondamentales. Un certain nombre d’expériences actuellement menées et mettant en œuvre des nanodispositifs permet d’envisager une telle refonte du SI dans un avenir proche. Dans le même temps, le développement des nanotechnologies nécessite de se doter d’outils capables de mesurer les propriétés de la matière à des échelles nanométriques. Cette instrumentation adaptée exige le développement d’une nouvelle métrologie, la nanométrologie, qui se distingue de la métrologie traditionnelle par son aspect multidisciplinaire et qui nécessite l’émergence de nouveaux concepts. De nouveaux outils pour la métrologie : de la physique des quantas aux nanotechnologies La métrologie est une discipline essentielle pour la maîtrise des mesurages et pour vérifier la cohérence des résultats expérimentaux effectués entre laboratoires. La principale mission du Laboratoire National de métrologie et d’Essais est d’assurer la mise en œuvre des unités du Système International d'unités (SI) et l'accès des utilisateurs d’instruments aux références métrologiques dont ils ont besoin, dans le cadre d’une traçabilité rigoureusement établie. L’idée d’un système d’unités universel est né sous la Révolution française au travers de la mise en place du système métrique. Depuis cette époque le système d’unités à évoluer et la métrologie a su tirer partie des découvertes de la physique pour élaborer des étalons toujours plus performants, stables et reproductibles. Depuis une quarantaine d’années, la métrologie est marquée par l’introduction de la physique quantique pour établir de nouvelles références dans le domaine du temps/fréquence et de l’électricité/magnétisme. Ce rapprochement entre physique fondamentale et métrologie a permis de renouer avec le vieux rêve de Stoney et Planck d’imaginer un SI fondé sur un nombre restreint de constantes fondamentales. Un certain nombre d’expériences actuellement menées et mettant en œuvre des nanodispositifs permet d’envisager une telle refonte du SI dans un avenir proche. Dans le même temps, le développement des nanotechnologies nécessite de se doter d’outils capables de mesurer les propriétés de la matière à des échelles nanométriques. Cette instrumentation adaptée exige le développement d’une nouvelle métrologie, la nanométrologie, qui se distingue de la métrologie traditionnelle par son aspect multidisciplinaire et qui nécessite l’émergence de nouveaux concepts. http://www.msh-m.tv/spip.php?article578 Wed, 26 Mar 2014 20:30:00 +0100 01:36:05 itunesu P comme Porte Antoine Bourlier Dibie Bagnolini Qu’est-ce qu’une porte ? Dans sa définition même elle implique l’existence d’un "dehors", autrement dit de ce qui est "hors de la porte". Nous y sommes : la porte est d’abord vue de l’intérieur de la maison par celui qui s’y inscrit... A partir de là tout est à penser : le dedans, le dehors, l’ouvert, le fermé, le bien-être, le danger, et c’est pour elle que nous nous sommes institués, nous les hommes, en grands paranoïaques autant qu’en dieux et en techniciens ! Pas un lieu où nous avons voulu dormir que nous n’avons barricadé, pas un champ que nous n’avons borné, pas un temple que nous n’avons chargé, pas une famille ni une ville que nous n’avons protégées. Nos portes sont partout, issues étroites ou portes monumentales. Des Magdaléniens d’Etiolles à la porte d’Ishtar à Babylone quelle folie nous a prise ? Portiques grecs, arcs de triomphe romains, Jésus qui prêche aux portes, L’enfer qui s’en invente, notre imaginaire de la porte se construit petit à petit. On arme les châteaux de pont-levis et de symboles, on enclot les femmes et puis on fait des Entrées solennelles, on s’invente des étiquettes autant pour les hommes que pour les livres. On dresse partout des barrières jusqu’à inventer les frontières. La ville s’avance, la société se discipline, se numérote, s’invente des règles qu’elle affiche aux portes : prestige, convenances, mort, on peut tout lire à la porte de nos vies. Le folklore s’est emparé des seuils, a nourri nos croyances et nos étranges rites de passage. Nos semblables d’un ailleurs proche ou lointain n’ont pas fait moins : jnouns et serrures veillent en Afrique pendant qu’en Chine on calcule encore l’orientation des ouvertures et qu’à chaque porte se joue l’équilibre de l’univers entier. En Amazonie la porte est en soi alors qu’en Océanie elle est un long chemin d’alliance. La porte est pour chacun un bonheur et une inquiétude quotidiens tout simplement parce que, de tous nos objets du quotidien, elle représente un monde inépuisable de pensées. Qu’est-ce qu’une porte ? Dans sa définition même elle implique l’existence d’un "dehors", autrement dit de ce qui est "hors de la porte". Nous y sommes : la porte est d’abord vue de l’intérieur de la maison par celui qui s’y inscrit... A partir de là tout est à penser : le dedans, le dehors, l’ouvert, le fermé, le bien-être, le danger, et c’est pour elle que nous nous sommes institués, nous les hommes, en grands paranoïaques autant qu’en dieux et en techniciens ! Pas un lieu où nous avons voulu dormir que nous n’avons barricadé, pas un champ que nous n’avons borné, pas un temple que nous n’avons chargé, pas une famille ni une ville que nous n’avons protégées. Nos portes sont partout, issues étroites ou portes monumentales. Des Magdaléniens d’Etiolles à la porte d’Ishtar à Babylone quelle folie nous a prise ? Portiques grecs, arcs de triomphe romains, Jésus qui prêche aux portes, L’enfer qui s’en invente, notre imaginaire de la porte se construit petit à petit. On arme les châteaux de pont-levis et de symboles, on enclot les femmes et puis on fait des Entrées solennelles, on s’invente des étiquettes autant pour les hommes que pour les livres. On dresse partout des barrières jusqu’à inventer les frontières. La ville s’avance, la société se discipline, se numérote, s’invente des règles qu’elle affiche aux portes : prestige, convenances, mort, on peut tout lire à la porte de nos vies. Le folklore s’est emparé des seuils, a nourri nos croyances et nos étranges rites de passage. Nos semblables d’un ailleurs proche ou lointain n’ont pas fait moins : jnouns et serrures veillent en Afrique pendant qu’en Chine on calcule encore l’orientation des ouvertures et qu’à chaque porte se joue l’équilibre de l’univers entier. En Amazonie la porte est en soi alors qu’en Océanie elle est un long chemin d’alliance. La porte est pour chacun un bonheur et une inquiétude quotidiens tout simplement parce que, de tous nos objets du quotidien, elle représente un monde inépuisable de pensées. http://www.msh-m.tv/spip.php?article577 Wed, 19 Mar 2014 20:30:00 +0100 01:36:51 itunesu O comme Obsessions Antoine Bourlier Castel Paturet Histoire des obsessions, histoire de l’individu moderne Les « troubles obsessionnels-compulsifs », les TOC, avec leur traitement (psychotropes et « thérapies cognitivo-comportementales », les TCC), sont aujourd'hui bien connus. Mais leurs symptômes souvent spectaculaires, en particulier le sentiment de contrainte à répéter certains gestes ou formules mécaniques, ou, de façon symétrique, l'angoisse de ne pas pouvoir se retenir de commettre un acte horrible, ou de prononcer certaines paroles, intriguent toujours. Car, au rebours de l'idée banale de la folie, les malades ont conscience de l'absurdité de leurs idées « monstrueuses » ou des rituels qu'ils croient efficaces pour les écarter. Pour les neurosciences, la cause est entendue : il s'agit, au moins dans les cas graves, d'une lésion cérébrale subtile (sur laquelle on sait intervenir depuis peu). Je proposerai une approche des obsessions toute différente, historique et anthropologique. L'idée est la suivante : c'est une souffrance psychique et morale qui a pris tout son sens dans notre civilisation, parce qu'elle est indissociable de la formation de l'« individu » en Occident et de la fabrique de son « intériorité ». Ce que j'illustrerai avec trois exemples : l'explosion des obsessions au 17e siècle ; l'invention de la névrose obsessionnelle par Freud ; l'origine et le développement si problématique des TCC des TOC. Les obsessions, ainsi, nous tendent un miroir où se reflète l'histoire de nos âmes tourmentées par la culpabilité et par l'impératif cruel d'être toujours plus « autonomes ». Histoire des obsessions, histoire de l’individu moderne Les « troubles obsessionnels-compulsifs », les TOC, avec leur traitement (psychotropes et « thérapies cognitivo-comportementales », les TCC), sont aujourd'hui bien connus. Mais leurs symptômes souvent spectaculaires, en particulier le sentiment de contrainte à répéter certains gestes ou formules mécaniques, ou, de façon symétrique, l'angoisse de ne pas pouvoir se retenir de commettre un acte horrible, ou de prononcer certaines paroles, intriguent toujours. Car, au rebours de l'idée banale de la folie, les malades ont conscience de l'absurdité de leurs idées « monstrueuses » ou des rituels qu'ils croient efficaces pour les écarter. Pour les neurosciences, la cause est entendue : il s'agit, au moins dans les cas graves, d'une lésion cérébrale subtile (sur laquelle on sait intervenir depuis peu). Je proposerai une approche des obsessions toute différente, historique et anthropologique. L'idée est la suivante : c'est une souffrance psychique et morale qui a pris tout son sens dans notre civilisation, parce qu'elle est indissociable de la formation de l'« individu » en Occident et de la fabrique de son « intériorité ». Ce que j'illustrerai avec trois exemples : l'explosion des obsessions au 17e siècle ; l'invention de la névrose obsessionnelle par Freud ; l'origine et le développement si problématique des TCC des TOC. Les obsessions, ainsi, nous tendent un miroir où se reflète l'histoire de nos âmes tourmentées par la culpabilité et par l'impératif cruel d'être toujours plus « autonomes ». http://www.msh-m.tv/spip.php?article576 Wed, 26 Feb 2014 20:30:00 +0100 01:59:39 itunesu N comme Néolithique Antoine Bourlier Guilaine Gutherz La « révolution néolithique » et les portes de l’Histoire Vers 10 000 ans avant notre ère, en quelques régions du monde, s’opère un profond changement qui va faire de l’homme, jusque-là exclusivement chasseur-cueilleur, un agriculteur et un éleveur. Cette transformation s’accomplit dans un contexte dynamique particulièrement créatif : sédentarisation et premiers villages, domestication des plantes et des animaux, innovations techniques, pression démographique, développement des échanges, transformation des paysages, mais aussi mise en place de nouvelles idéologies et de leurs traductions symboliques, apparition des inégalités sociales. Cette « révolution néolithique » ouvrait ainsi la porte aux premières civilisations historiques : émergence des villes et d’organisations sociales plus intégrées (l’état), progressive artificialisation du milieu et engrenage de la « croissance ». L’orateur évoquera quelques aspects de cette période cruciale qui devait finir par aboutir à une sorte de « domestication » de l’homme lui-même. La « révolution néolithique » et les portes de l’Histoire Vers 10 000 ans avant notre ère, en quelques régions du monde, s’opère un profond changement qui va faire de l’homme, jusque-là exclusivement chasseur-cueilleur, un agriculteur et un éleveur. Cette transformation s’accomplit dans un contexte dynamique particulièrement créatif : sédentarisation et premiers villages, domestication des plantes et des animaux, innovations techniques, pression démographique, développement des échanges, transformation des paysages, mais aussi mise en place de nouvelles idéologies et de leurs traductions symboliques, apparition des inégalités sociales. Cette « révolution néolithique » ouvrait ainsi la porte aux premières civilisations historiques : émergence des villes et d’organisations sociales plus intégrées (l’état), progressive artificialisation du milieu et engrenage de la « croissance ». L’orateur évoquera quelques aspects de cette période cruciale qui devait finir par aboutir à une sorte de « domestication » de l’homme lui-même. http://www.msh-m.tv/spip.php?article575 Wed, 19 Feb 2014 20:30:00 +0100 01:56:04 itunesu M comme monde Antoine Bourlier Lussault Medina L’habitation urbaine de la terre Il a fallu un demi-siècle, depuis les années 1960, pour que tout soit bouleversé par l’avènement du Monde. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de dire que le monde a changé puisqu’il n’existait pas en tant que tel (l’espace social d’échelle terrestre) il y a peu de temps encore ! Il est apparu, subvertissant les ordres anciens — ce qui ne signifie pas qu’il ne soit pas en lien(s) avec ce qui préexistait. Mais le Monde (avec une majuscule) diffère de toutes les situations précédentes, en termes d’organisation des sociétés humaines. Dans cette perspective, la mondialisation est bien plus qu’une simple accentuation de l’internationalisation des fonctionnements des sociétés. Elle bouleverse tout sur son passage et elle construit de nouveaux cadres de vie. Cette conférence souhaite présenter quelques-unes des forces instituantes et imaginantes du Monde, toutes peu ou prou liées à l’urbanisation, car il s’agit d’un processus clef pour comprendre la mondialité et ses territoires et pour bien saisir à quel point nous avons en quelques décennies changés d’époque. Le cœur du propos est de montrer que la mondialisation urbaine se manifeste d’abord par de nouvelles manières d’habiter collectivement la terre. L’habitation urbaine de la terre Il a fallu un demi-siècle, depuis les années 1960, pour que tout soit bouleversé par l’avènement du Monde. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de dire que le monde a changé puisqu’il n’existait pas en tant que tel (l’espace social d’échelle terrestre) il y a peu de temps encore ! Il est apparu, subvertissant les ordres anciens — ce qui ne signifie pas qu’il ne soit pas en lien(s) avec ce qui préexistait. Mais le Monde (avec une majuscule) diffère de toutes les situations précédentes, en termes d’organisation des sociétés humaines. Dans cette perspective, la mondialisation est bien plus qu’une simple accentuation de l’internationalisation des fonctionnements des sociétés. Elle bouleverse tout sur son passage et elle construit de nouveaux cadres de vie. Cette conférence souhaite présenter quelques-unes des forces instituantes et imaginantes du Monde, toutes peu ou prou liées à l’urbanisation, car il s’agit d’un processus clef pour comprendre la mondialité et ses territoires et pour bien saisir à quel point nous avons en quelques décennies changés d’époque. Le cœur du propos est de montrer que la mondialisation urbaine se manifeste d’abord par de nouvelles manières d’habiter collectivement la terre. http://www.msh-m.tv/spip.php?article574 Wed, 12 Feb 2014 20:30:00 +0100 02:01:14 itunesu L comme Lanceurs d’alerte Antoine Bourlier Chateaurayaud Lionel La dynamique des controverses. Une sociologie des processus critiques saisis par leurs rebondissements À partir d’un modèle de balistique sociologique conçu au fil de l’analyse de multiples dossiers de controverse, cette conférence s’intéressera aux processus dynamiques de longue durée par lesquels se forment, et se déforment, des jeux d’acteurs et d’arguments. Elle portera une attention particulière aux points de basculement (turning points) au cours desquels se jouent la trajectoire des causes publiques et la redéfinition des régulations politiques associées aux questions d’expertise, et plus généralement aux technosciences. L’exposé montrera comment les processus d’alerte, les mobilisations collectives, les procédures d’expertise et les jeux institutionnels concourent à la transformation des valeurs, des modes de connaissance et des formes d’expérience pratique portés par les milieux qui se saisissent des conflits et des incertitudes de la « société du risque ». Si les cas du nucléaire, des OGM, du changement climatique et des gaz de schiste donneront lieu à un focus particulier, on privilégiera une approche comparative des configurations engendrées par des dossiers, à la fois proches et différents, comme l’amiante, les pesticides, les nanotechnologies ou encore les ondes électromagnétiques. La dynamique des controverses. Une sociologie des processus critiques saisis par leurs rebondissements À partir d’un modèle de balistique sociologique conçu au fil de l’analyse de multiples dossiers de controverse, cette conférence s’intéressera aux processus dynamiques de longue durée par lesquels se forment, et se déforment, des jeux d’acteurs et d’arguments. Elle portera une attention particulière aux points de basculement (turning points) au cours desquels se jouent la trajectoire des causes publiques et la redéfinition des régulations politiques associées aux questions d’expertise, et plus généralement aux technosciences. L’exposé montrera comment les processus d’alerte, les mobilisations collectives, les procédures d’expertise et les jeux institutionnels concourent à la transformation des valeurs, des modes de connaissance et des formes d’expérience pratique portés par les milieux qui se saisissent des conflits et des incertitudes de la « société du risque ». Si les cas du nucléaire, des OGM, du changement climatique et des gaz de schiste donneront lieu à un focus particulier, on privilégiera une approche comparative des configurations engendrées par des dossiers, à la fois proches et différents, comme l’amiante, les pesticides, les nanotechnologies ou encore les ondes électromagnétiques. http://www.msh-m.tv/spip.php?article573 Wed, 05 Feb 2014 20:30:00 +0100 01:56:12 itunesu K comme Kitsch Antoine Bourlier Arrault Pinel Le kitsch, une esthétique sans règles Qui se souvient de la critique sans appel d’Hermann Broch qui définissait l’attitude kitsch comme celle de : « celui qui veut plaire à tout prix et au plus grand nombre » ? Après avoir été ostracisé et remisé au rang de non-art, tout au long de la modernité artistique, le kitsch, à la fin du XXe siècle, se voit attribuer pour sa subversion des anciens critères une reconnaissance inédite par l’industrie culturelle et le marché de l’art contemporain. Un tel renversement des critères serait-il une question à circonscrire aux seuls domaines de l’art et de l’esthétique ? Que le kitsch suscite émotion et plaisir esthétique n’est pas chose nouvelle. Mais que le monde de l’art encense ce qu’il qualifiait de non-art autrefois, témoigne d’une volonté d’éradiquer tout critère de hiérarchie des valeurs. Si la bonne réception du kitsch peut s’examiner à l’aune d’un contexte de profonde mutation culturelle et anthropologique, la conférence l’envisagera également comme un symptôme d’une vision du monde indifférente aux règles épousant en cela la logique culturelle du postmodernisme et celle du système économique néolibéral triomphant. Le kitsch, une esthétique sans règles Qui se souvient de la critique sans appel d’Hermann Broch qui définissait l’attitude kitsch comme celle de : « celui qui veut plaire à tout prix et au plus grand nombre » ? Après avoir été ostracisé et remisé au rang de non-art, tout au long de la modernité artistique, le kitsch, à la fin du XXe siècle, se voit attribuer pour sa subversion des anciens critères une reconnaissance inédite par l’industrie culturelle et le marché de l’art contemporain. Un tel renversement des critères serait-il une question à circonscrire aux seuls domaines de l’art et de l’esthétique ? Que le kitsch suscite émotion et plaisir esthétique n’est pas chose nouvelle. Mais que le monde de l’art encense ce qu’il qualifiait de non-art autrefois, témoigne d’une volonté d’éradiquer tout critère de hiérarchie des valeurs. Si la bonne réception du kitsch peut s’examiner à l’aune d’un contexte de profonde mutation culturelle et anthropologique, la conférence l’envisagera également comme un symptôme d’une vision du monde indifférente aux règles épousant en cela la logique culturelle du postmodernisme et celle du système économique néolibéral triomphant. http://www.msh-m.tv/spip.php?article572 Wed, 29 Jan 2014 20:30:00 +0100 01:40:31 itunesu J comme Jardins potagers Antoine Bourlier Quellier Chauvet L’histoire d’une société par ses jardins potagers Le jardin potager n’a pas la place de choix qu’il devrait avoir dans nos livres d’histoire. Alors qu’il existe une multitude d’ouvrages sur les jardins exclusivement d’agrément, le potager, un jardin ordinaire vécu quotidiennement, est grandement ignoré, voire mésestimé. Il serait par définition l’espace d’une culture routinière, casanière, non innovante, pire, un archaïsme dans une économie de marché. Et pourtant, la longue histoire du potager est tout autre. Elle est avant tout celle de la modernité, ne serait-ce que par l’acclimatation, l’hybridation et la sélection des plantes. Jardin du quotidien, d’aucuns diraient trivial, destiné à produire les légumes du pot, le potager nous plonge de fait au cœur du fonctionnement d’une société, de ses réussites techniques, de ses peurs et de ses aspirations, de ses imaginaires enfin, de la pauvreté longtemps associée aux légumes à l’excellence sociale des primeurs. Qu’il soit de curé, ouvrier ou de quartier, le jardin potager est manifeste d’un rapport au monde, d’un ordre social réel ou souhaité. Derrière les plates-bandes de choux, de salades et de carottes, l’humble potager répond à des enjeux économiques, sociaux et politiques majeurs, exacerbés lors des crises et des conflits. A ces enjeux historiques, le monde occidental actuel ajoute la question du patrimoine et des espaces récréatifs, sans oublier les préoccupations environnementales. D’ailleurs, entre éco-citoyenneté, développement durable et redécouverte des circuits courts d’approvisionnement, le potager semble bien avoir été ré-enchanté en ce début de XXIe siècle. L’histoire d’une société par ses jardins potagers Le jardin potager n’a pas la place de choix qu’il devrait avoir dans nos livres d’histoire. Alors qu’il existe une multitude d’ouvrages sur les jardins exclusivement d’agrément, le potager, un jardin ordinaire vécu quotidiennement, est grandement ignoré, voire mésestimé. Il serait par définition l’espace d’une culture routinière, casanière, non innovante, pire, un archaïsme dans une économie de marché. Et pourtant, la longue histoire du potager est tout autre. Elle est avant tout celle de la modernité, ne serait-ce que par l’acclimatation, l’hybridation et la sélection des plantes. Jardin du quotidien, d’aucuns diraient trivial, destiné à produire les légumes du pot, le potager nous plonge de fait au cœur du fonctionnement d’une société, de ses réussites techniques, de ses peurs et de ses aspirations, de ses imaginaires enfin, de la pauvreté longtemps associée aux légumes à l’excellence sociale des primeurs. Qu’il soit de curé, ouvrier ou de quartier, le jardin potager est manifeste d’un rapport au monde, d’un ordre social réel ou souhaité. Derrière les plates-bandes de choux, de salades et de carottes, l’humble potager répond à des enjeux économiques, sociaux et politiques majeurs, exacerbés lors des crises et des conflits. A ces enjeux historiques, le monde occidental actuel ajoute la question du patrimoine et des espaces récréatifs, sans oublier les préoccupations environnementales. D’ailleurs, entre éco-citoyenneté, développement durable et redécouverte des circuits courts d’approvisionnement, le potager semble bien avoir été ré-enchanté en ce début de XXIe siècle. http://www.msh-m.tv/spip.php?article570 Wed, 22 Jan 2014 20:30:00 +0100 01:55:40 itunesu I comme Inégalités Antoine Bourlier Taissère Piketty Le capital au XXIe siècle La répartition des richesses est l’une des questions les plus débattues aujourd’hui. Pour les uns, les inégalités n’en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l’évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis. Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s’appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d’égalisation des conditions sur le long terme, à l’heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques. En tirant de l’expérience des siècles passés des leçons pour l’avenir, les travaux de Thomas Piketty montrent que des moyens existent pour inverser cette tendance. Le capital au XXIe siècle La répartition des richesses est l’une des questions les plus débattues aujourd’hui. Pour les uns, les inégalités n’en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l’évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis. Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s’appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d’égalisation des conditions sur le long terme, à l’heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques. En tirant de l’expérience des siècles passés des leçons pour l’avenir, les travaux de Thomas Piketty montrent que des moyens existent pour inverser cette tendance. http://www.msh-m.tv/spip.php?article569 Wed, 15 Jan 2014 20:30:00 +0100 02:11:07 itunesu H comme Homo historicus Antoine Bourlier Charle Lacour La modernité, une idée neuve de l’histoire ? Les historiens mais aussi tous ceux qui réfléchissent sur le cours de l’histoire ont fréquemment recours à la catégorie commode, et apparemment claire de « modernité », conception d’un temps historique orienté vers un sens en général positif mais aussi, de plus en plus depuis plusieurs décennies anxiogène. Cette représentation du temps historique a elle aussi une histoire : sa genèse et son imposition de plus en plus large dans l’opinion savante ou non sont passée par des phases distinctes qu’on s’efforcera de retracer et d’expliquer. On n’hésitera pas pour cela à remonter beaucoup plus haut dans le temps qu’on ne le fait d’ordinaire. La représentation commune des manuels et des histoires reçues affirmerait sans doute que la vraie modernité n’est pas celle-là, mais celle qui émerge à nouveau au lendemain des tables rases de l’après Seconde Guerre mondiale, dans l’ivresse modernisatrice des « trente glorieuses », dans l’exaltation de la « révolution scientifique et technique » ou des nouvelles technologies de l’information, dans les multiples prédictions d’abondance des futurologues, dans les utopies libératrices des années soixante, ou les brèves illusions de l’après-communisme sur la « fin de l’histoire », voire dans le discours lui aussi déjà largement remis en cause de divers côtés de la « mondialisation », ou de la « globalisation » heureuse, selon que l’on parle français ou franglais. On réfléchira également à ce nouveau cycle de la modernité récente en tâchant de l’éclairer par le premier cycle plus ancien du XIXe siècle. La modernité, une idée neuve de l’histoire ? Les historiens mais aussi tous ceux qui réfléchissent sur le cours de l’histoire ont fréquemment recours à la catégorie commode, et apparemment claire de « modernité », conception d’un temps historique orienté vers un sens en général positif mais aussi, de plus en plus depuis plusieurs décennies anxiogène. Cette représentation du temps historique a elle aussi une histoire : sa genèse et son imposition de plus en plus large dans l’opinion savante ou non sont passée par des phases distinctes qu’on s’efforcera de retracer et d’expliquer. On n’hésitera pas pour cela à remonter beaucoup plus haut dans le temps qu’on ne le fait d’ordinaire. La représentation commune des manuels et des histoires reçues affirmerait sans doute que la vraie modernité n’est pas celle-là, mais celle qui émerge à nouveau au lendemain des tables rases de l’après Seconde Guerre mondiale, dans l’ivresse modernisatrice des « trente glorieuses », dans l’exaltation de la « révolution scientifique et technique » ou des nouvelles technologies de l’information, dans les multiples prédictions d’abondance des futurologues, dans les utopies libératrices des années soixante, ou les brèves illusions de l’après-communisme sur la « fin de l’histoire », voire dans le discours lui aussi déjà largement remis en cause de divers côtés de la « mondialisation », ou de la « globalisation » heureuse, selon que l’on parle français ou franglais. On réfléchira également à ce nouveau cycle de la modernité récente en tâchant de l’éclairer par le premier cycle plus ancien du XIXe siècle. http://www.msh-m.tv/spip.php?article562 Wed, 08 Jan 2014 20:30:00 +0100 01:47:24 itunesu G comme Genre Antoine Bourlier Miaille Fraisse Entre l’invention remarquable du concept de genre et le modèle usagé de la dualité nature/culture, il faut faire place à un questionnement propice à l’historicité, à l’histoire possible des sexes. Entre l’ambition conceptuelle et la ritournelle anthropologique, on peut tracer un chemin qui ne soit pas seulement à rebours : le social fabriquant le biologique, l’identité triomphant du politique. Comment l’historicité peut-elle alors déjouer le rappel permanent de l’atemporalité des sexes, l’injonction à la répétition immuable de leur rapport ; comment permet-elle d’échapper à la « ritournelle » ? "La réflexion sur la question "sexe/genre" a pour ambition de constituer un champ de connaissances qui croise l'ontologie et le politique, les identités et les conflits, la domination et l'émancipation. Lire l'histoire des émancipations à l'ère démocratique conduit à souligner les moments de rupture historique, mais aussi les contretemps de cette histoire. L'émancipation des femmes, accompagnerait la dynamique démocratique. Or, réfléchir à ses contretemps met en perspective une généalogie politique surprenante : condition ou conséquence, instrument ou mesure, nécessité ou moyen d'échange. Geneviève Fraisse est notamment l’auteur de La Fabrique du féminisme (textes et entretiens, Le Passager clandestin, 2012), À côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (Le Bord de l’eau, 2010) et de Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes (Folio Gallimard, 1995). Geneviève Fraisse a co-dirigé Histoire des femmes en occident, volume 4 (XIXe siècle), sous la direction de G. Duby et M. Perrot (Tempus, 2002) Entre l’invention remarquable du concept de genre et le modèle usagé de la dualité nature/culture, il faut faire place à un questionnement propice à l’historicité, à l’histoire possible des sexes. Entre l’ambition conceptuelle et la ritournelle anthropologique, on peut tracer un chemin qui ne soit pas seulement à rebours : le social fabriquant le biologique, l’identité triomphant du politique. Comment l’historicité peut-elle alors déjouer le rappel permanent de l’atemporalité des sexes, l’injonction à la répétition immuable de leur rapport ; comment permet-elle d’échapper à la « ritournelle » ? "La réflexion sur la question "sexe/genre" a pour ambition de constituer un champ de connaissances qui croise l'ontologie et le politique, les identités et les conflits, la domination et l'émancipation. Lire l'histoire des émancipations à l'ère démocratique conduit à souligner les moments de rupture historique, mais aussi les contretemps de cette histoire. L'émancipation des femmes, accompagnerait la dynamique démocratique. Or, réfléchir à ses contretemps met en perspective une généalogie politique surprenante : condition ou conséquence, instrument ou mesure, nécessité ou moyen d'échange. Geneviève Fraisse est notamment l’auteur de La Fabrique du féminisme (textes et entretiens, Le Passager clandestin, 2012), À côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (Le Bord de l’eau, 2010) et de Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes (Folio Gallimard, 1995). Geneviève Fraisse a co-dirigé Histoire des femmes en occident, volume 4 (XIXe siècle), sous la direction de G. Duby et M. Perrot (Tempus, 2002) http://www.msh-m.tv/spip.php?article564 Wed, 18 Dec 2013 20:30:00 +0100 01:53:52 itunesu F comme Femmes de science Antoine Bourlier Guedj Godfroy Le champ de recherche « genre et sciences » a contribué à redéfinir l’histoire et la philosophie des sciences, les sciences elles-mêmes, et à introduire de nouvelles méthodologies. L’histoire des femmes scientifiques, illustrée par les travaux de Margaret Rossiter, a rendu visibles les femmes en sciences. Au fil du travail de recherche biographique et des portraits de femmes scientifiques, des facettes peu explorées de l’activité scientifique sont apparues, comme le rôle joué par les techniciennes de laboratoire, par les personnes sans postes définis ou permanents, les conjointes, etc… ce qui a conduit à réévaluer leur importance et à redéfinir les frontières de l’activité scientifique. Cette visibilité a permis une meilleure compréhension du rôle que jouent les relations de genre dans la fabrique de la science. L’article de Margaret Rossiter sur “L’effet Matthieu/Matilda” cherche à comprendre pourquoi les femmes sont invisibles. Dans un même effort de compréhension du “pourquoi”, la théorie du point de vue a montré comment l’appartenance à un groupe dominant ou marginalisé influe sur les points de vue et la visibilité des travaux scientifiques, remettant en cause une supposée objectivité scientifique. La notion d’ « objectivité forte » et les travaux de Sandra Harding cherchent à introduire le point de vue des personnes marginalisées pour retrouver une science plus objective. Cette ambition d’utiliser le genre pour une “meilleure” science nous conduit à un troisième moment, très récent. Il s’agit d’introduire une perpective de sexe ou de genre dans les sciences et techniques elles-mêmes, comme ressource pour innover. Le projet “Gendered Innovations”, financé par l’Union Européenne, propose aux scientifiques et aux ingénieurs de nouveaux outils et méthodologies pour introduire le sexe et le genre dans leur recherche comme opérateurs d’innovation, et décline des études de cas dans tous les domaines scientifiques et techniques. Le champ de recherche « genre et sciences » a contribué à redéfinir l’histoire et la philosophie des sciences, les sciences elles-mêmes, et à introduire de nouvelles méthodologies. L’histoire des femmes scientifiques, illustrée par les travaux de Margaret Rossiter, a rendu visibles les femmes en sciences. Au fil du travail de recherche biographique et des portraits de femmes scientifiques, des facettes peu explorées de l’activité scientifique sont apparues, comme le rôle joué par les techniciennes de laboratoire, par les personnes sans postes définis ou permanents, les conjointes, etc… ce qui a conduit à réévaluer leur importance et à redéfinir les frontières de l’activité scientifique. Cette visibilité a permis une meilleure compréhension du rôle que jouent les relations de genre dans la fabrique de la science. L’article de Margaret Rossiter sur “L’effet Matthieu/Matilda” cherche à comprendre pourquoi les femmes sont invisibles. Dans un même effort de compréhension du “pourquoi”, la théorie du point de vue a montré comment l’appartenance à un groupe dominant ou marginalisé influe sur les points de vue et la visibilité des travaux scientifiques, remettant en cause une supposée objectivité scientifique. La notion d’ « objectivité forte » et les travaux de Sandra Harding cherchent à introduire le point de vue des personnes marginalisées pour retrouver une science plus objective. Cette ambition d’utiliser le genre pour une “meilleure” science nous conduit à un troisième moment, très récent. Il s’agit d’introduire une perpective de sexe ou de genre dans les sciences et techniques elles-mêmes, comme ressource pour innover. Le projet “Gendered Innovations”, financé par l’Union Européenne, propose aux scientifiques et aux ingénieurs de nouveaux outils et méthodologies pour introduire le sexe et le genre dans leur recherche comme opérateurs d’innovation, et décline des études de cas dans tous les domaines scientifiques et techniques. http://www.msh-m.tv/spip.php?article563 Wed, 11 Dec 2013 20:30:00 +0100 01:33:24 itunesu E comme Écrire Antoine Bourlier Monod Peronnet Le surprenant triomphe de l’écriture Il n’y a pas si longtemps, on a pu penser et annoncer que non seulement le livre mais l’écrit en général seraient promis à une disparition inéluctable avec le développement de nouveaux médias audiovisuels, - téléphone, télévision, vidéoconférence, webcam… Et nous vivons assurément un bouleversement de la civilisation de l’imprimé : le livre classique, les journaux connaissent une érosion et un déclin certains, au profit de formes électroniques (sites web, e-books, échanges de vidéos…). Mais tout se passe comme si l’écriture, elle, s’était émancipée du livre et de l’imprimé et connaissait une nouvelle vie avec ces nouveaux supports : emails sur les ordinateurs et maintenant les tablettes, textos ou sms sur les téléphones mobiles et les smartphones, « statuts » et commentaires sur les réseaux sociaux, tweets... Loin d’une disparition de l’écriture, on assiste plutôt à la démultiplication de ses formes (brèves de préférence). On peut dire qu’on n’a jamais autant écrit qu’aujourd’hui, mais cette graphomanie défie ou détruit les normes de la grammaire et de l’orthographe, les conventions de la « belle écriture », les partages entre « lettré » et « vulgaire », savant et profane… Quels sont les effets de cette métamorphose de l’écriture pour nos manières de communiquer, d’apprendre, de penser, d’aimer peut-être ? Le surprenant triomphe de l’écriture Il n’y a pas si longtemps, on a pu penser et annoncer que non seulement le livre mais l’écrit en général seraient promis à une disparition inéluctable avec le développement de nouveaux médias audiovisuels, - téléphone, télévision, vidéoconférence, webcam… Et nous vivons assurément un bouleversement de la civilisation de l’imprimé : le livre classique, les journaux connaissent une érosion et un déclin certains, au profit de formes électroniques (sites web, e-books, échanges de vidéos…). Mais tout se passe comme si l’écriture, elle, s’était émancipée du livre et de l’imprimé et connaissait une nouvelle vie avec ces nouveaux supports : emails sur les ordinateurs et maintenant les tablettes, textos ou sms sur les téléphones mobiles et les smartphones, « statuts » et commentaires sur les réseaux sociaux, tweets... Loin d’une disparition de l’écriture, on assiste plutôt à la démultiplication de ses formes (brèves de préférence). On peut dire qu’on n’a jamais autant écrit qu’aujourd’hui, mais cette graphomanie défie ou détruit les normes de la grammaire et de l’orthographe, les conventions de la « belle écriture », les partages entre « lettré » et « vulgaire », savant et profane… Quels sont les effets de cette métamorphose de l’écriture pour nos manières de communiquer, d’apprendre, de penser, d’aimer peut-être ? http://www.msh-m.tv/spip.php?article561 Wed, 04 Dec 2013 20:30:00 +0100 01:42:42 itunesu D comme Dinosaures Antoine Bourlier Allain De simples dinosaures ! Récentes avancées dans le débat sur l'origine dinosaurienne des oiseaux La paléontologie est avant tout une science de terrain, et les grandes avancées dans la compréhension de l'histoire du vivant restent conditionnées à la découverte de nouveaux fossiles. Ainsi, le regard porté sur les dinosaures a considérablement changé ces vingt dernières années. Du statut de gros reptiles voués à disparaitre, juste à bons à frapper l'imagination populaire, ils ont acquis celui de véritable succès évolutif. On sait qu'ils constituent aujourd'hui l'un des groupes de vertébrés les plus diversifiés : celui des oiseaux. Le débat sur l’origine des oiseaux occupe les paléontologues depuis près de deux siècles. La multiplication des découvertes de nouveaux fossiles, en particulier celle des dinosaures à plumes chinois, sont venus conforter et valider l’hypothèse d’une origine dinosaurienne des oiseaux. L’acquisition des caractères aviens est le fruit d’une évolution en mosaïque. De simples dinosaures ! Récentes avancées dans le débat sur l'origine dinosaurienne des oiseaux La paléontologie est avant tout une science de terrain, et les grandes avancées dans la compréhension de l'histoire du vivant restent conditionnées à la découverte de nouveaux fossiles. Ainsi, le regard porté sur les dinosaures a considérablement changé ces vingt dernières années. Du statut de gros reptiles voués à disparaitre, juste à bons à frapper l'imagination populaire, ils ont acquis celui de véritable succès évolutif. On sait qu'ils constituent aujourd'hui l'un des groupes de vertébrés les plus diversifiés : celui des oiseaux. Le débat sur l’origine des oiseaux occupe les paléontologues depuis près de deux siècles. La multiplication des découvertes de nouveaux fossiles, en particulier celle des dinosaures à plumes chinois, sont venus conforter et valider l’hypothèse d’une origine dinosaurienne des oiseaux. L’acquisition des caractères aviens est le fruit d’une évolution en mosaïque. http://www.msh-m.tv/spip.php?article560 Wed, 27 Nov 2013 20:30:00 +0100 53:44 itunesu C comme Chaos Antoine Bourlier Miaille Kepel Chaos : chronique des révolutions arabes Le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid, une ville du centre de la Tunisie, Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant de fruits et légumes, s'immole par le feu - et embrase le monde arabe. Les régimes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi sont précipités dans les flammes, et l'incendie porte à Bahreïn, au Yémen et jusqu'en Syrie. En deux ans, les révolutions ont abattu des dictatures, mais fréquemment porté au pouvoir les Frères musulmans. Le salafisme prolifère, nourri du désenchantement de jeunes et de déshérités dont la pauvreté s'est accrue. Et al-Qaida, qu'on croyait enterrée, resurgit de la Syrie au Mali. Que sont devenues la liberté, la démocratie, la justice sociale revendiquées par les « printemps arabes » ? Quel est le rôle des pétromonarchies du Golfe dans l'arrivée au pouvoir des partis islamistes ? Pourquoi le conflit entre sunnites et chiites est-il en train de détourner l'énergie des révolutions, tandis que la Syrie s'enfonce dans des souffrances inouïes ? Gilles Kepel, familier du monde arabe depuis quatre décennies, est retourné partout - Palestine, Israël, Égypte, Tunisie, Libye, Oman, Yémen, Qatar, Bahreïn, Arabie Saoudite, Liban, Turquie, Syrie - et a rencontré tout le monde - salafistes et laïcs, Frères musulmans et militaires, djihadistes et intellectuels, ministres et fellahs, diplômés-chômeurs et rentiers de l'or noir... Chaos : chronique des révolutions arabes Le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid, une ville du centre de la Tunisie, Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant de fruits et légumes, s'immole par le feu - et embrase le monde arabe. Les régimes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi sont précipités dans les flammes, et l'incendie porte à Bahreïn, au Yémen et jusqu'en Syrie. En deux ans, les révolutions ont abattu des dictatures, mais fréquemment porté au pouvoir les Frères musulmans. Le salafisme prolifère, nourri du désenchantement de jeunes et de déshérités dont la pauvreté s'est accrue. Et al-Qaida, qu'on croyait enterrée, resurgit de la Syrie au Mali. Que sont devenues la liberté, la démocratie, la justice sociale revendiquées par les « printemps arabes » ? Quel est le rôle des pétromonarchies du Golfe dans l'arrivée au pouvoir des partis islamistes ? Pourquoi le conflit entre sunnites et chiites est-il en train de détourner l'énergie des révolutions, tandis que la Syrie s'enfonce dans des souffrances inouïes ? Gilles Kepel, familier du monde arabe depuis quatre décennies, est retourné partout - Palestine, Israël, Égypte, Tunisie, Libye, Oman, Yémen, Qatar, Bahreïn, Arabie Saoudite, Liban, Turquie, Syrie - et a rencontré tout le monde - salafistes et laïcs, Frères musulmans et militaires, djihadistes et intellectuels, ministres et fellahs, diplômés-chômeurs et rentiers de l'or noir... http://www.msh-m.tv/spip.php?article559 Wed, 20 Nov 2013 20:30:00 +0100 01:55:39 itunesu B comme Big Bang Antoine Bourlier Puy Barrau Du Big Bang aux trous noirs, en passant par les univers parallèles… Seront présentées lors de cette soirée les avancées récentes en cosmologie physique. Seront parcourus les différents visages de l'Univers et les théories qui sous-tendent notre compréhension contemporaine, des trous noirs au Big Bang, de la relativité générale au satellite Planck et à l'accélérateur LHC. Il s'agira de comprendre le microcosme pour aborder le macrocosme. De cerner des concepts de la physique des particules pour faire face à l'accélération de l'expansion cosmologique. Mais des difficultés ébranlent aussi ce paradigme : matière noire, énergie noire et singularités… Jusqu'à la révolution que pourrait constituer l'existence d'univers multiples, qui sera abordée en guise de conclusion et d'ouverture philosophique. En termes simples et accessibles à tous, une interrogation d’ordre proprement métaphysique surgira ainsi, en contrepoint de l'exposé scientifique… Du Big Bang aux trous noirs, en passant par les univers parallèles… Seront présentées lors de cette soirée les avancées récentes en cosmologie physique. Seront parcourus les différents visages de l'Univers et les théories qui sous-tendent notre compréhension contemporaine, des trous noirs au Big Bang, de la relativité générale au satellite Planck et à l'accélérateur LHC. Il s'agira de comprendre le microcosme pour aborder le macrocosme. De cerner des concepts de la physique des particules pour faire face à l'accélération de l'expansion cosmologique. Mais des difficultés ébranlent aussi ce paradigme : matière noire, énergie noire et singularités… Jusqu'à la révolution que pourrait constituer l'existence d'univers multiples, qui sera abordée en guise de conclusion et d'ouverture philosophique. En termes simples et accessibles à tous, une interrogation d’ordre proprement métaphysique surgira ainsi, en contrepoint de l'exposé scientifique… http://www.msh-m.tv/spip.php?article558 Wed, 13 Nov 2013 20:30:00 +0100 01:42:42 itunesu A comme Arbre Antoine Bourlier Miaille Hallé McKey Après 50 ans de découvertes, les arbres ne sont plus comme les voyaient nos grands-parents ; d’où mon titre « Un arbre tout neuf ». Une réussite biologique à l’échelle mondiale ; un effectif de 70 000 espèces, augmentant chaque année par la découverte d’arbres nouveaux dans les Tropiques. Les forêts tropicales contiennent les formes ancestrales et arborescentes des herbes d’Europe : pervenches, myosotis, et pâquerettes. Les êtres vivants les plus grands et ceux qui vivent le plus longtemps sont et ont toujours été des arbres, les records actuels étant de 130 mètres et de 43 000 ans. Arbres et forêts existent depuis le Dévonien (350 millions d’années), alors que l’Homme n’a que 150 mille ans. Il est cocasse que ce « nouveau venu » se donne le beau rôle : il faut, dit-il, tailler les arbres sinon ils dépérissent, et exploiter les forêts sinon elles disparaissent. C’est un contresens de tailler les arbres en ville pour éviter que, devenant trop grands, ils ne deviennent dangereux, car c’est de tailler les arbres qui les rend dangereux, en ouvrant la porte aux pathogènes. Y a-t-il une différence entre tailler la branche d’un arbre et couper la patte d’un chien ? Un bon sujet de réflexion. Lorsque l’on plante des arbres en ville en leur laissant la place dont ils auront besoin dans l’avenir, les tailler est inutile. En arboriculture fruitière, tailler est utile pour obtenir des fruits abondants, mais c’est à notre avantage : l’arbre lui-même n’a nul besoin d’être taillé. L’homme est le seul ennemi de l’arbre ; un paradoxe puisque nos ancêtres étaient arboricoles, comme Darwin l’avait compris. L’arbre a des sensibilités inattendues, récemment découvertes ; sensibilité à l’attraction lunaire et aux variations du champ magnétique terrestre ; en revanche il aurait une forte résilience à la radioactivité. On sait depuis peu que les arbres communiquent entre eux par voie aérienne, de même qu’ils communiquent avec les animaux et même avec l’atmosphère. Ils ont des « feuilles souterraines » et communiquent entre eux dans le sol grâce aux champignons symbiotes. La forme 3D d’un arbre est contrôlée par ses gènes ; dans la cime de vieux arbres coexistent des variants du génome. Des gènes peuvent passer d’un arbre à l’autre par des voies non sexuelles : ces « transferts horizontaux » entraîneraient des convergences de formes entre espèces différentes. Les arbres épurent l’air que nous respirons et peuvent induire une sensation d’euphorie. Jouant un rôle dans notre santé, ils sont capables de diminuer les violences urbaines, d’accroître le lien social et de réduire l’exclusion. Les arbres le long des routes ? Les conclusions sont surprenantes. Eloge du vieil arbre : plus il est grand, mieux il remplit ses fonctions écologiques. « Place aux jeunes » est valable pour nos sociétés : l’appliquer aux arbres est absurde. Grâce aux arbres, nous renouons avec le temps long, avec l’altérité et la non-violence invincible de Gandhi ; ils ouvrent sur l’esthétique, l’art, la poésie, la spiritualité et les religions. Beaux, utiles, sobres, autonomes, discrets et non-violents, ils sont nos meilleurs alliés contre les perturbations écologiques et les meilleurs antidotes contre les contraintes de la vie moderne : fric, frime, vitesse, béton, bitume, bagnoles. Nous ferions bien de nous inspirer des arbres. Après 50 ans de découvertes, les arbres ne sont plus comme les voyaient nos grands-parents ; d’où mon titre « Un arbre tout neuf ». Une réussite biologique à l’échelle mondiale ; un effectif de 70 000 espèces, augmentant chaque année par la découverte d’arbres nouveaux dans les Tropiques. Les forêts tropicales contiennent les formes ancestrales et arborescentes des herbes d’Europe : pervenches, myosotis, et pâquerettes. Les êtres vivants les plus grands et ceux qui vivent le plus longtemps sont et ont toujours été des arbres, les records actuels étant de 130 mètres et de 43 000 ans. Arbres et forêts existent depuis le Dévonien (350 millions d’années), alors que l’Homme n’a que 150 mille ans. Il est cocasse que ce « nouveau venu » se donne le beau rôle : il faut, dit-il, tailler les arbres sinon ils dépérissent, et exploiter les forêts sinon elles disparaissent. C’est un contresens de tailler les arbres en ville pour éviter que, devenant trop grands, ils ne deviennent dangereux, car c’est de tailler les arbres qui les rend dangereux, en ouvrant la porte aux pathogènes. Y a-t-il une différence entre tailler la branche d’un arbre et couper la patte d’un chien ? Un bon sujet de réflexion. Lorsque l’on plante des arbres en ville en leur laissant la place dont ils auront besoin dans l’avenir, les tailler est inutile. En arboriculture fruitière, tailler est utile pour obtenir des fruits abondants, mais c’est à notre avantage : l’arbre lui-même n’a nul besoin d’être taillé. L’homme est le seul ennemi de l’arbre ; un paradoxe puisque nos ancêtres étaient arboricoles, comme Darwin l’avait compris. L’arbre a des sensibilités inattendues, récemment découvertes ; sensibilité à l’attraction lunaire et aux variations du champ magnétique terrestre ; en revanche il aurait une forte résilience à la radioactivité. On sait depuis peu que les arbres communiquent entre eux par voie aérienne, de même qu’ils communiquent avec les animaux et même avec l’atmosphère. Ils ont des « feuilles souterraines » et communiquent entre eux dans le sol grâce aux champignons symbiotes. La forme 3D d’un arbre est contrôlée par ses gènes ; dans la cime de vieux arbres coexistent des variants du génome. Des gènes peuvent passer d’un arbre à l’autre par des voies non sexuelles : ces « transferts horizontaux » entraîneraient des convergences de formes entre espèces différentes. Les arbres épurent l’air que nous respirons et peuvent induire une sensation d’euphorie. Jouant un rôle dans notre santé, ils sont capables de diminuer les violences urbaines, d’accroître le lien social et de réduire l’exclusion. Les arbres le long des routes ? Les conclusions sont surprenantes. Eloge du vieil arbre : plus il est grand, mieux il remplit ses fonctions écologiques. « Place aux jeunes » est valable pour nos sociétés : l’appliquer aux arbres est absurde. Grâce aux arbres, nous renouons avec le temps long, avec l’altérité et la non-violence invincible de Gandhi ; ils ouvrent sur l’esthétique, l’art, la poésie, la spiritualité et les religions. Beaux, utiles, sobres, autonomes, discrets et non-violents, ils sont nos meilleurs alliés contre les perturbations écologiques et les meilleurs antidotes contre les contraintes de la vie moderne : fric, frime, vitesse, béton, bitume, bagnoles. Nous ferions bien de nous inspirer des arbres. http://www.msh-m.tv/spip.php?article555 Wed, 06 Nov 2013 20:30:00 +0100 01:43:02 itunesu