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Baudelaire dépolitiqué

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Informations sur la vidéo :

Auteur(s)
 : Michel Miaille Professeur émérite de droit et de sciences politiques, université de Montpellier 1, co-président du comité scientifique de l’Agora des savoirs
Antoine Compagnon Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de littérature française moderne et contemporaine
Thème : Saison 6 : (R)évolution(s)
Agora des Savoirs : Saison 6 : (R)évolution(s)RSS
Lieu : Centre Rabelais, Montpellier
Date : 5 novembre 2014
Langue :  
Télécharger :  Format SD - Format HD
Licence :  Licence Creative Commons

Comme quoi on peut être un révolutionnaire en matière poétique, inventer la modernité esthétique, choquer les bourgeois par ses cheveux verts, être condamné pour offense à la morale publique, et professer les idées réactionnaires de Joseph de Maistre, l’idéologue de la contre-Révolution, sur ou plutôt contre le progrès, la démocratie, la photographie, les femmes. Baudelaire, qui s’écriait en février 1848 dans les rues de Paris : « Il faut aller fusiller le général Aupick ! », son beau-père, fut « dépolitiqué », comme il dit, par le coup d’État de 1851 et les plébiscites successifs. Il se mit à croire au péché originel, à l’infaillibilité du pape, aux vertus mystiques de la peine de mort. D’aucuns soutiennent qu’il resta pourtant un conspirateur révolutionnaire, un agent secret de la destruction de l’ordre. À chacun sa vérité.

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