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F comme Femmes de science

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Informations sur la vidéo :

Auteur(s)
 : Muriel Guedj Maître de conférences en histoire des sciences, Université Montpellier 2
Anne-Sophie Godfroy Maîtresse de conférences en philosophie à l’Université Paris-Est-Créteil et membre du laboratoire « Sciences Normes Décision » (Université Paris Sorbonne et CNRS). Ses travaux portent sur le genre et la science, les sciences et la société, l’épistémologie et l’histoire des sciences.
Thème : Saison 5 : un abécédaire de A à Z
Agora des Savoirs : Saison 5 : un abécédaire de A à ZRSS
Lieu : Centre Rabelais, Montpellier
Date : 11 décembre 2013
Langue :  
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Licence :  Licence Creative Commons

Le champ de recherche « genre et sciences » a contribué à redéfinir l’histoire et la philosophie des sciences, les sciences elles-mêmes, et à introduire de nouvelles méthodologies. L’histoire des femmes scientifiques, illustrée par les travaux de Margaret Rossiter, a rendu visibles les femmes en sciences. Au fil du travail de recherche biographique et des portraits de femmes scientifiques, des facettes peu explorées de l’activité scientifique sont apparues, comme le rôle joué par les techniciennes de laboratoire, par les personnes sans postes définis ou permanents, les conjointes, etc… ce qui a conduit à réévaluer leur importance et à redéfinir les frontières de l’activité scientifique. Cette visibilité a permis une meilleure compréhension du rôle que jouent les relations de genre dans la fabrique de la science. L’article de Margaret Rossiter sur “L’effet Matthieu/Matilda” cherche à comprendre pourquoi les femmes sont invisibles. Dans un même effort de compréhension du “pourquoi”, la théorie du point de vue a montré comment l’appartenance à un groupe dominant ou marginalisé influe sur les points de vue et la visibilité des travaux scientifiques, remettant en cause une supposée objectivité scientifique. La notion d’ « objectivité forte » et les travaux de Sandra Harding cherchent à introduire le point de vue des personnes marginalisées pour retrouver une science plus objective. Cette ambition d’utiliser le genre pour une “meilleure” science nous conduit à un troisième moment, très récent. Il s’agit d’introduire une perpective de sexe ou de genre dans les sciences et techniques elles-mêmes, comme ressource pour innover. Le projet “Gendered Innovations”, financé par l’Union Européenne, propose aux scientifiques et aux ingénieurs de nouveaux outils et méthodologies pour introduire le sexe et le genre dans leur recherche comme opérateurs d’innovation, et décline des études de cas dans tous les domaines scientifiques et techniques.

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