MSH-M.TV

H comme Homo historicus

Problè de chargement du lecteur vidéo.

Informations sur la vidéo :

Auteur(s)
 : Christophe Charle Professeur à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France
Pierre-Yves Lacour Maître de conférences en Histoire moderne à l’Université Paul-Valéry Montpellier III
Thème : Saison 5 : un abécédaire de A à Z
Agora des Savoirs : Saison 5 : un abécédaire de A à ZRSS
Lieu : Centre Rabelais, Montpellier
Date : 8 janvier 2014
Discipline : Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes, histoire du monde contemporain ; de l’art ; de la musique
Langue :  
Télécharger :  Format SD - Format HD
Licence :  Licence Creative Commons

La modernité, une idée neuve de l’histoire ?

Les historiens mais aussi tous ceux qui réfléchissent sur le cours de l’histoire ont fréquemment recours à la catégorie commode, et apparemment claire de « modernité », conception d’un temps historique orienté vers un sens en général positif mais aussi, de plus en plus depuis plusieurs décennies anxiogène. Cette représentation du temps historique a elle aussi une histoire : sa genèse et son imposition de plus en plus large dans l’opinion savante ou non sont passée par des phases distinctes qu’on s’efforcera de retracer et d’expliquer. On n’hésitera pas pour cela à remonter beaucoup plus haut dans le temps qu’on ne le fait d’ordinaire. La représentation commune des manuels et des histoires reçues affirmerait sans doute que la vraie modernité n’est pas celle-là, mais celle qui émerge à nouveau au lendemain des tables rases de l’après Seconde Guerre mondiale, dans l’ivresse modernisatrice des « trente glorieuses », dans l’exaltation de la « révolution scientifique et technique » ou des nouvelles technologies de l’information, dans les multiples prédictions d’abondance des futurologues, dans les utopies libératrices des années soixante, ou les brèves illusions de l’après-communisme sur la « fin de l’histoire », voire dans le discours lui aussi déjà largement remis en cause de divers côtés de la « mondialisation », ou de la « globalisation » heureuse, selon que l’on parle français ou franglais. On réfléchira également à ce nouveau cycle de la modernité récente en tâchant de l’éclairer par le premier cycle plus ancien du XIXe siècle.

© Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier (MSH-M) 2006-2017Informations légalescontact@msh-m.org