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Le scepticisme et la foi

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Informations sur la vidéo :

Auteur(s)
 : Carlos Lévy Professeur de langue et littérature latines à l’Université de Paris- Sorbonne, spécialisé dans la philosophie hellénistique et romaine
Thème : Cycle 3 - De quoi demain sera fait ? Prévoir le monde
Agora des Savoirs : Saison 3 : (In)certitude(s)RSS
Lieu : Centre Rabelais, Montpellier
Date : 23 mai 2012
Langue :  
Mots-clés : Agora des Savoirs   
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Licence :  Licence Creative Commons

L’évolution du terme "scepticisme", lui-même assez tardif dans la philosophie antique, a fini, notamment à travers l’utilisation de la figure de Voltaire, par lui donner le sens d’opposition aux croyances religieuses. Dans la version caricaturale de cette acception, Monsieur Homais, l’inénarrable pharmacien de Madame Bovary, représente l’esprit fort qui prétend ne faire confiance qu’aux certitudes de la raison et de la science. La réalité historique du scepticisme fut tout autre. Le pyrrhonisme originel respectait les rites religieux et, s’il est vrai que les Néoacadémiciens tournaient en dérision la divination, cela ne les empêchait pas d’épargner la religion de la cité. Avec l’arrivée du monothéisme, le scepticisme devint, dans ce qu’on appelle le fidéisme, le complément indispensable de la foi, chez Philon d’Alexandrie, ou, au contraire, chez Saint Augustin, l’occasion pour la foi de montrer ce qu’elle contient en elle-même de puissante rationalité. Une plongée érudite aux sources antiques du doute !

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