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Les Grecs, les barbares et les autres dans l’Antiquité... et au-delà

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Informations sur la vidéo :

Auteur(s)
 : François Hartog Historien, directeur d’études à l’École des hautes Études en Sciences Sociales
Marie-Pierre Noël Professeur de langue et de littérature grecques à l’Université Montpellier 3 Paul-Valéry
Thème : Cycle 2 - Nous les autres : relativité, universalité des valeurs ?
Agora des Savoirs : Saison 2 : Les ValeursRSS
Lieu : Centre Rabelais, Montpellier
Date : 2 février 2011
Discipline : Ethnologie, préhistoire, anthropologie biologique
Langue :  
Mots-clés : Grecs   barbares   Antiquité   Agora des Savoirs   
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Licence :  Licence Creative Commons

Quelle place les Grecs ont-ils assignée aux autres ? Comment, depuis Homère et jusque chez les modernes, ces partages ont-ils été transmis, repris, réinvestis ? C’est entre le vie et le ve siècle avant Jésus-Christ que « Barbare », dans le sens de non-Grec, vient former, associé avec « Grec », un concept antonyme et asymétrique, accouplant un nom propre « Hellènes » et une désignation générique « Barbaroi ». Les guerres médiques jouèrent assurément le rôle de catalyseur. Le champ de l’altérité s’en trouve redistribué et fixé pour longtemps autour de cette polarité nouvelle. Les Grecs d’un côté, face aux autres, à tous les autres, réunis par le seul fait de n’être pas Grecs. Il va de soi que cette classifi cation binaire et fortement asymétrique, conçue par les Grecs et pour eux, n’est maniable que par eux et n’est opératoire que pour eux. « Grecs », « barbares », « sauvages », « civilisés » : comment ces couples émergèrent-ils, furent-ils repris et transformés tout au long de l’histoire culturelle européenne ?

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